L'important incendie dans le département du Var qui a parcouru environ 4.500 hectares en huit jours, menaçant plusieurs villages, a été déclaré fixé mardi soir et un homme soupçonné d'une dizaine de départs de feu dans cette zone a été incarcéré, ont annoncé les autorités.
"Le feu est fixé mais le travail se poursuit et la vigilance reste de mise", a indiqué la préfecture du Var dans un communiqué, rappelant que près de 5.000 personnes avaient dû être évacuées de plusieurs communes du centre du département depuis le début du sinistre mardi dernier.
Déclenché mardi 21 juillet en milieu de journée dans un champ situé sur la commune de Pontevès, l’incendie a dévoré un flanc du massif du Gros Bessillon et cerné plusieurs villages emblématiques de la Provence verte -entre mer Méditerranée et gorges du Verdon - dont Cotignac, Correns ou Barjols.
"Certains quartiers de Correns et de Barjols restent soumis aux mesures d’évacuation car ils se situent à proximité ou à l’intérieur du périmètre du feu", précise la préfecture.
L'incendie qui a mobilisé quotidiennement plus de mille pompiers avec d'importants moyens aériens, assistés de nombreux bénévoles, ne progressait plus depuis plusieurs jours mais avait connu de nombreuses reprises.
Un homme de 23 ans, soupçonné d'une dizaine de départs de feu de végétation dans cette zone du Var a été mis en examen et placé en détention provisoire, a indiqué mardi la gendarmerie.
Il "est soupçonné d'être à l'origine d'une dizaine de mises à feu", a déclaré à la presse le colonel Grégory Goumain, commandant de la gendarmerie du département.
- Actes "inadmissibles" -
Si "la piste volontaire est écartée pour l'incendie principal", qui a dévoré le massif du Gros Bessillon, l'homme est "soupçonné d'être à l'origine d'une reprise de feu au sud" du brasier, a-t-il ajouté.
Il est par ailleurs poursuivi pour des départs de feu commis entre le 19 et le 24 juillet sur les communes de Brignoles, Cabasse et Vins-sur-Caramy, qui ont "entraîné la destruction de plusieurs hectares de maquis et de forêt", selon un communiqué des gendarmes.
Cet homme de 23 ans, sans emploi, s'était installé dans la région depuis un mois et ne présentait pas d'antécédent judiciaire lié à ce type de fait, a encore précisé M. Goumain.
Arrêté à son domicile grâce à des renseignements et à l'exploitation d'images de vidéoprotection, le mis en cause a été placé en garde en vue samedi puis "mis en examen du chef de destruction par incendie de bois, forêts, landes, maquis ou plantations appartenant à autrui, ayant créé un dommage irréversible à l'environnement", selon le communiqué des gendarmes. Incarcéré, il sera soumis à un examen psychiatrique.
Dimanche soir, le préfet du Var avait dénoncé plusieurs nouveaux départs de feu volontaires à proximité de ce gros incendie, qualifiant les actes de "inadmissibles".
Le parquet de Draguignan (Var) est saisi de plusieurs enquêtes pour déterminer la cause d'autres incendies récents dans le département.
"Quand on a un gros feu, cela attire les incendiaires qui ont tendance à vouloir faire intervenir les pompiers en dehors de leur zone et sur d'autres secteurs", a regretté M. Goumain.
"Ça s'est un peu calmé depuis deux jours, mais pour autant, on sait qu'il y a encore des incendiaires dans le département", a-t-il ajouté.
Alors que la France est confrontée à des incendies d'une ampleur historique cet été, 162 interpellations ont eu lieu depuis le 6 juillet, avait indiqué récemment le Premier ministre, Sébastien Lecornu, assurant que les incendiaires "seront retrouvés, interpellés et répondront de leurs actes devant la justice".
AFP / Marseille (France) (AFP) / © 2026 AFP
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