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Les attaques au couteau se multiplient-elles vraiment ?

Par Jean Baptiste Giraud

La dernière aggression de la gare de Lyon montre à quel point les attaques au couteau se multiplient dans l'Hexagone.

Les attaques au couteau se multiplient-elles ?
Les attaques au couteau se multiplient-elles ? (Jérémie Fulleringer / MAXPPP

Mais quelle sécurité face à l’augmentation des agressions au couteau ? Après l’attaque au couteau et au marteau de la gare de Lyon, une autre s’est déroulée à Paris, métro Stalingrad, dont on n'a guère parlé.

Tous les jours en Ile-de-France

"Ce qui est imparable, c’est la présence policière, estime Reda Belhaj, porte-parole d'Unité SGP Police IDF. En région parisienne, nous avons régulièrement des rixes. Vous avez un sentiment d’insécurité qui ne cesse d’augmenter. Les gens qui vont tout simplement travailler, nourrir leur famille, prennent également des risques car ces gares sont mal famées."

"La présence policière est indispensable. La brigade des réseaux ferroviaires devait recevoir 200 renforts en 2023, et elle ne les a pas eus. On nous a promis que nous les aurions en juillet. Cela va être compliqué, sinon, pour sécuriser les Jeux Olympiques." Est-il vrai que les attaques au couteau se multiplient ? "Si vous comptez les rixes, oui, bien sûr. De plus en plus de mineurs se « plantent ». En Ile-de-France, c’est tous les jours."

 

 

Port du couteau : "appliquer le code pénal"

Face à de tels agresseurs armés d'un couteau, difficile de faire face… "La meilleure défense, c’est l’attaque, juge Reda Belhaj, porte-parole d'Unité SGP Police IDF. S’attaquer au fait de porter un couteau. En hiver, vous avez beaucoup de SDF, de toxicomanes, de pickpockets. Il n’y a pas de mesures à prendre. La loi, le code pénal existent : le port d’un couteau est puni d’un an de prison et de 15.000 euros d’amendes."

"Si tout le monde savait que, pour le seul port d’un couteau, vous prendrez un mois de prison, ils seraient moins nombreux à en porter un. Mais cela n’arrive jamais en France. Nous sommes dans un état de droit, nous allons interpeller. Mais nous, policiers, sommes limités.  Parfois, ensuite, on nous dit qu’il y a irresponsabilité pénale… Cela nous est arrivés avec un individu fiché S. S'il y avait un suivi des personnes ayant des problèmes psychologiques... Mais quand on veut tuer quelqu’un, c’est déjà que l’on a un problème."

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