Incendies dans le Sud-Est : "Il y a 800 pompiers mobilisés sur le terrain"

Jérôme Perrin (chargé de missions opérations à la protection civile Paris Seine) était ce mercredi l'invité du Grand matin Été sur Sud Radio.

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Environ 10 000 personnes ont été évacuées la nuit dernière dans la région de Bormes-les-Mimosas (Var), en raison d'un terrible incendie qui a déjà ravagé des centaines d'hectares de végétation. Les départs de feu n'en finissent plus dans le sud-est du pays ces derniers jours, nécessitant une mobilisation de tous les instants des pompiers. On en parle avec Jérôme Perrin (chargé de missions opérations à la protection civile Paris Seine), invité ce mercredi de Philippe Verdier.

Bonjour Jérôme Perrin, c'est un été difficile pour les pompiers, les services de secours, la protection civile. Pouvez-nous nous expliquer ce qu'est votre mission et notamment le rôle qui a été le vôtre ans les évacuations de la nuit dernière ?

Lorsqu'il y a des situations catastrophiques qui se présentent, la mission de la protection civile va s'effectuer aux côtés des services publics pour participer à l'évacuation des personnes sinistrées, les diriger sur ce qu'on appelle des centres d'hébergement d'urgence...

...dans le cas par exemple de l'incendie de cette nuit qui s'est déclaré tardivement, comment se passe les opérations pour vous ?

Notre mission, c'est la protection de la population. Donc on va participer, à leurs côtés, à l'évacuation des gens, c'est-à-dire par exemple aller chercher les familles sinistrées chez elle avant qu'elles ne soient dans des situations catastrophiques...

...ces gens que vous allez chercher, comment les abordez-vous ?

Quand on est dans une situation où l'incendie est aux portes du village, quand le danger est visible, on va sonner aux portes et on dit aux gens "maintenant, il faut prendre vos affaires". C'est pour cela qu'il faut des fois travailler en amont pour prévenir ceux qui sont dans des zones où le risque d'incendie est important.

...une sorte de pré-alerte ?

C'est ça ! C'est surtout du suivi, il faut que les gens sachent qu'ils sont dans une zone à risque.

Sur le front des incendies en ce moment, notamment dans le Var, la Vaucluse et la Corse, combien d'hommes sont mobilisés ?

Il y a 800 pompiers mobilisés sur le terrain, appuyés avec des moyens aériens et des moyens terrestre considérables de lutte contre les incendies. Et, on a 30 bénévoles de la protection civile qui sont là pour assurer le soutien dans les centres d'hébergement d'urgence et pour la prise en charge des personnes qui ont été délogées de chez elles.

Au regard de la situation critique à l'heure actuelle, avez-vous besoin de renforts ?

La situation, telle qu'elle l'était hier soir, était stabilisée/ Maintenant, avec ce qu'il s'est passé dans la nuit, les équipes des protection civiles des départements limitrophes font appel aux bénévoles disponibles actuellement mais le renfort en moyen humain, notamment en bénévole, n'est jamais suffisant.

En termes de matériel, est-ce que les moyens sont suffisants , notamment sur le plan aérien ?

Il y a plusieurs Canadair et des hélicoptères bombardiers d'eau qui sont engagés. Après tout dépend des conditions climatiques. Si le vent s'accentue, l'emprise du feu va augmenter, mais si les conditions viennent "aider" les moyens déployés au sol, ce sera suffisant. Mais il y a tout le temps un manque pour être plus efficace et éviter la propagation, en mettant le moins de temps possible.

>> Retrouvez l'intégralité du podcast de l'interview :

 


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