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Belle histoire de patron

Au moment de prendre sa retraite le patron d'une entreprise a renoncé à un très gros chèque pour garantir les emplois de ses salariés.

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Eric Belile a créé il y a 27 ans la Générale de Bureautique, une entreprise spécialisée dans les systèmes d'impression et qui compte quatre agences en Bretagne et Pays-de-Loire, pour un chiffre d'affaire de huit millions d'euros. Cette belle réussite il l'attribue à ses quarante salariés, il va donc transmettre son entreprise à cinq de ses cadres pour assurer les emplois. Jusqu'ici rien d'extraordinaire, mais ce qui est admirable, c'est, il l'a expliqué dans Ouest-France, qu'il aurait pu vendre l'entreprise pour quatre millions d'euros. Il a fait le commentaire suivant : « Pour moi, c'est naturel que l'entreprise reste au personnel, parce qu'on a battit ce projet ensemble. Ce n'est pas une démarche altruiste, c'est un juste retour des choses.

Cette histoire montre qu'il y a toutes sortes de patrons. Il faut sortir de cette caricature, même si c'est un sujet un peu tabou en France, on manque de culture économique dans ce pays et on se traine des vieilles idéologies. De nombreux patrons respectent leurs salariés. Les Anglo-saxons réfléchissent beaucoup à ce sujet. À l'image de Richard Bronson, le fondateur du groupe Virgin, qui explique : « Le manager de type mâle alpha, c'est fini. Il faut aujourd'hui une culture managériale ou prendre soin de l'autre est la clé. »

Néanmoins, la vie d'une entreprise n'est pas toujours facile. De la vient l'idée de former ces patrons à diriger leurs salariés dans un climat de confiance. Autrefois, on cela s'appelait le management patriarcal, on se souvient de Michelin notamment, aujourd'hui, on préfère le terme de management empathique. C'est enseigné dans les meilleures écoles, à HEC par exemple, où il y a une chaire du capital humain, qui traite de l'intelligence émotionnelle. Aux États-Unis l'université de Stanford a créé, sous l'impulsion du Dalai Lama, un institut de recherche et d'éducation sur l'altruisme et la compassion. Aujourd'hui le concept d'empathie est vraiment reconnu par les théoriciens du management et diffusé dans les organismes de formation. Mais il est vrai que le monde de l'entreprise n'est pas celui des bisounours, c'est un monde de combat. Reste que l'on peut l'envisager d'une manière plus humaine.

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