Consommation, investissement, inflation, chômage… Tous les indicateurs économiques sont au rouge en France, selon les nouveaux chiffres de l’Insee. Et ce alors que les autres économies européennes de la zone Euro repartent.
Favorables à la transparence salariale
Dans ce contexte, le projet de loi sur la transparence des salaires est-il une priorité ? "La conjoncture est compliquée, avec une concurrence féroce des Américains et des Chinois, résume Olivier Schiller, chef d’entreprise, vice-président du METI (Mouvement des entreprises de taille intermédiaire), au micro de Jacques Cardoze, sur l’antenne de Sud Radio. Dans ce contexte, on souhaiterait que les pouvoirs publics français et européens soutiennent les entreprises. En fait, c’est plutôt le contraire qui arrive."
"Nous sommes tout-à-fait favorables à l’égalité salariale entre hommes et femmes. Mais en partant d’une bonne idée, l’Europe a accouché d’un monstre bureaucratique inadapté à la situation des entreprises, et notamment des ETI (entreprises de taille intermédiaire). Nous avons estimé que pour une entreprise de 150 millions d’euros de chiffre d’affaires et 600 salariés, nous avons estimé que le coût de ces directives serait entre 300 et 500 000 euros."
🗣️@OlivierSchiller (vice-président METI) : "La transparence salariale ? C'est extrêmement lourd à mettre en place"
📄Le projet de loi a été proposé hier en Conseil des ministres #GrandMatin
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— Sud Radio (@SudRadio) September 11, 2026
Un surcoût de 8 milliards d'euros
Pourquoi un tel coût ? "L’entreprise devra « peser » chaque poste, mettre des critères de correspondance entre différents postes, explique Olivier Schiller, vice-président du METI sur l’antenne de Sud Radio. C’est quelque chose de très lourd, les entreprises vont être amenées à faire appel à des consultants. Il va falloir adapter les systèmes informatiques pour gérer tout cela. On estime que cela représente une charge supplémentaire de 8 milliards d'euros. En permanence, des normes françaises et directives européennes viennent réduire la compétitivité des entreprises."
"L’indice mis en place par l’ancienne ministre du travail était très facile à calculer et a permis à l’égalité homme-femmes de progresser en entreprise. Cela fonctionnait bien. Mais il s’agit d’une directive européenne transposée en France. Il aurait fallu en amont empêcher qu’elle soit votée. Changeons ces directives pour les adapter aux entreprises de taille intermédiaire."
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