Carburant, gaz, électricité : ce qui va réellement changer sur vos factures

Alain Bazot, président de UFC Que Choisir
Alain Bazot, président de l’UFC Que Choisir, interviewé par Cécile de Ménibus et Patrick Roger dans "L’invité de l’actu" sur Sud Radio, à 8h10. AFP

Alain Bazot, président de l’UFC Que Choisir, était "L’invité de l’actu" dans la matinale de Sud Radio du 6 décembre 2018 animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger. Il fait le point sur ce qui va changer sur nos factures en fonction des dernières annonces du gouvernement.

Ce qui va vraiment changer sur nos factures

Alain Bazot, président de l’UFC Que Choisir, explique au micro de Cécile de Ménibus et Patrick Roger, ce qui va changer concrètement sur nos factures si l'on en croit les annonces du gouvernement. On sait que les taxes sur les carburants ne seront pas appliquées comme prévu en janvier 2019, mais qu'en est-il des tarifs du gaz et de l'électricité ? "Il y a une différence entre le prix et les taxes. Le prix de l'énergie augmente, l'entretien des installations a un coût. Le gouvernement a demandé à ne pas appliquer la hausse réclamée par l'autorité de régulation. L'augmentation est différée, on laisse passer les mois d'hiver et elle devrait s'appliquer en avril."

Le prix de l'énergie ne dépend pas entièrement du gouvernement. Et en janvier, concrètement, il n'y aura pas d'augmentation. "Le gouvernement utilise une technique permise par la loi, il joue la montre. Cela fera une pause dans l'augmentation des tarifs réglementés."

Et les taxes sur le carburant, dans tout cela ?

On parle de l'annulation de l'augmentation des taxes pour les carburants, pas de l'annulation des taxes. "Pour ceux qui souffrent de cette augmentation, ce n'est pas le cas pour tous, c'est une bonne nouvelle. En revanche, l'augmentation du baril et des cours mondiaux du pétrole ne dépend pas du gouvernement."

L'État n'a pas fait de pédagogie alors qu'il était évident que les taxes allaient augmenter."Cette taxe est injuste car elle est sans distinction de revenus : certains s'en fichent car ce ne sont pas eux qui payent mais c'est différent pour les locataires qui habitent dans des passoires thermiques ou pour les ruraux qui n'ont plus de transports en commun et qui en prennent plein le porte-monnaie ! La société civile n'est pas entendue sur les impacts des mesures qui sont prises. Il faudrait aussi alerter sur la future hausse généralisée des prix à venir. C'est de la folie douce et on ne nous écoute pas", termine Alain Bazot.

 

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