Les boulangers - et fleuristes - auront-ils le droit de travailler le 1er mai ? Une proposition de loi, issue des Républicains et reprise par l’ex-Premier ministre Gabriel Attal, sera examinée ce vendredi 10 avril dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.
"Nous demandons juste à travailler comme avant"
"Nous demandons juste à travailler comme avant, ouvrir, recevoir nos clients, résume Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française, au micro de Maxime Lledo, sur l'antenne de Sud Radio. Avec des salariés qui sont payés double et sous le volontariat. Perdre ce jour férié, c’est aussi du chiffre d’affaires qui va partir, qui ne sera pas réalisé."
"Une ville touristique sans boulangerie d’ouverte, c’est scandaleux"
"Dans des endroits comme Paris, le 1er mai étant un vendredi, beaucoup de gens partent. Mais en bord de côte, en Vendée, aux Sables-d’Olonne, c’est pratiquement un Noël. Quand vous ouvrez depuis cent ans et que d’un seul coup on vous dit vous fermez, c’est quand même rageant. Une ville aussi touristique sans boulangerie d’ouverte, c’est scandaleux."
🌱Travailler le 1er-Mai : la proposition de loi débattue à l'Assemblée
🗣️Dominique Anract (@cnbpf) : "Les députés doivent voter cette loi ! Sinon, on perd une part de notre chiffre d'affaires ! C'est rageant !" #GrandMatin
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"80% des salariés veulent travailler"
Un jour d’ouverture par an peut-il être déterminant pour une année ? "Évidemment, cela ne va pas mettre une entreprise en difficulté, explique Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française, sur l'antenne de Sud Radio.Mais c’est marcher à l’envers. En plus, les salariés le souhaitent. 80% veulent travailler. C’est dans les conventions collectives, les jours fériés déterminés, et en plus c’est sur la base du volontariat."
"La vie ne s’arrête pas le 1er mai"
Un camp politique estime qu'il faut respecter la fête internationale des travailleurs. "Sur 25 millions de travailleurs, 20% travaillent. Les policiers, les médecins, les pompiers, et aussi les boulangers. La vie ne s’arrête pas le 1er mai. Si c’est dans les conventions collectives dans la boulangerie, c’est qu’à l’époque, les syndicats les ont signées. Il n’y a rien de neuf, le but est juste de continuer comme avant. Le 1er mai, on a le droit d’avoir du pain frais en France."
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