Il arrive qu'à la question : « Est-ce que votre sexualité va bien ? », l'auditeur me réponde : « Oui, j’ai deux enfants ! »
Cette réponse, particulièrement masculine, indique la nécessité de se reproduire. Atteindre cet objectif serait signe de virilité. Certes on peut en sourire mais pour l’homme, le but premier de la sexualité consiste à transmettre ses gènes. La pulsion masculine est ancrée dans son corps et dans son esprit. L’hormone mâle par excellence, la testostérone, est un indicateur essentiel de la vitalité pour ne pas dire la masculinité d’un homme. Déjà à partir de quarante ans, cette hormone diminue. Pas pour tous, certains hommes ne voient guère leur libido diminuer, néanmoins les hommes encore en grande forme après 70/80 ans sont peu nombreux.
Cette baisse hormonale pourrait être assimilée à une baisse de l’élan vital et elle entraîne un temps réfractaire plus long (c’est-à-dire le temps nécessaire après une éjaculation pour retrouver son érection), des pannes érectiles éventuelles voire une déprime ou de la fatigue.
Pulsion masculine vs désir féminin
Cette envie sexuelle très prégnante, permet de comprendre les difficultés dans la relation sexuelle entre les hommes et les femmes. Les premiers sont dans la pulsion qui s’apparente à un besoin tandis que les secondes sont dans le désir. Même si au moment de l’ovulation, certaines femmes ressentent ce besoin irrépressible d’avoir un rapport sexuel. D’ailleurs lorsqu’une femme désire être enceinte, sa libido est au beau fixe.
Mais heureusement, l’homme a évolué, il n’est plus un mâle en rut, obsédé en permanence par son envie de copuler. Un homme ça s’empêche ! Reconnaître l'existence d'une pulsion masculine ne veut pas dire qu'il faut tout leur pardonner.
Mais le sexe reste et restera toujours un sujet politique. De lui dépend la natalité d’un pays. La baisse de natalité qui continue à s’accentuer dans les pays développés s’explique parce que la question sur le désir de la femme ne se posait pas auparavant. Soumise au devoir conjugal, sans contraception vraiment efficace et avec l’interdiction de l’IVG, elle se retrouvait mère plus souvent qu’elle ne l’avait envisagé. A présent la femme est libre de choisir son destin, qui oserait s’en plaindre ?
En ce XXIe siècle, les mentalités ont largement évolué. La sexualité ne sert plus uniquement à faire des enfants. Elle devrait devenir un jeu mais, elle est surtout un jeu de dupes.
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