Retranscription des premières minutes :
- 14h-16h, Brigitte Lahaye, Sud Radio.
- Pourquoi pas ? En tout cas, on va en parler parce que lorsque nous sommes malades, eh bien oui, on est atteint dans notre pulsion de vie.
- Et toutes les enquêtes pourtant l'ont montré.
- Continuer à aimer, à se toucher surtout, voire à faire l'amour lorsqu'on est malade, est un des excellents antidotes.
- Et c'est Sandy Boulanger qui est à mes côtés et qui a envie d'aborder ce sujet.
- Et avec elle, on va voir comment maintenir cette bonne intimité dans le couple malgré les aléas de l'existence.
- Alors la maladie, bien sûr, mais aussi l'âge, l'âge qui peut nuire à notre envie d'avoir envie.
- Comment le retrouver, ce désir ? Si vous avez envie de le savoir, si vous l'avez perdu et que vous aimeriez bien le retrouver, eh bien venez nous rejoindre, on vous proposera des solutions.
- Et pour ça, vous nous appelez au 0826 300 300.
- Bonjour Sandy Boulanger, merci d'être avec nous.
- Merci de me recevoir pour ce beau sujet.
- C'est le vôtre, Sandy Boulanger, parce que vous travaillez beaucoup sur l'art du toucher.
- C'est d'ailleurs le titre de votre livre, aux éditions de la Musardine, l'art du toucher.
- Votre site, le lien au cœur du soin.
- Vous travaillez à l'hôpital et vous savez à quel point toucher le corps de quelqu'un, c'est déjà lui faire du bien.
- Oui, et puis c'est une vraie rencontre aussi.
- Ça demande de pouvoir dire oui, de savoir recevoir et puis de pouvoir donner autre chose aussi.
- Donc l'hôpital, c'est quand même un lieu de souffrance à la base.
- Quand on peut y recevoir, quand on peut y recevoir du soin qui est affectif et qui peut être réparateur, c'est précieux, oui.
- Alors, le toucher aujourd'hui, il est assez suspect.
- On a l'impression que dès qu'on touche quelqu'un, c'est peut-être du harcèlement, de l'abus.
- Pourtant, c'est quand même quelque chose d'essentiel.
- Et je pense notamment au couple qui ne se touche plus.
- On se pose la question quand même.
- Qu'est-ce que ça signifie ? Oui, parce que c'est un des langages d'amour, de Gary Chapman, le toucher avant la sexualité, c'est aussi le toucher.
- Donc ça pose question, effectivement, comment est-ce qu'on est en relation avec l'autre ? On n'est pas obligé d'avoir des grandes déclarations, des paroles valorisantes à tout va.
- Mais ce contact, il est quand même précieux.
- C'est ce qui nous entoure, nous habille, nous permet de nous élever quand on est tout petit, dans ces soins du tactile.
- Donc c'est quand même aussi très questionnant quand on le perd.
- Et puis, on le voit beaucoup sur les résidences, de personnes âgées, qu'ils déplorent de ne plus être touchés.
- C'est quelque chose de très douloureux, de très violent.
- On l'a vu pendant la pandémie Covid, de ne plus pouvoir se toucher, ça a été très difficile.
- Ce sont des constats, on le sait, on l'a vécu, tous sur la pandémie.
- Et pourtant, souvent, c'est un sens qui repart de nouveau aux oubliettes.
- Alors le toucher, encore une fois, il a plusieurs étapes.
- La première, c'est peut-être le toucher tendresse.
- Ensuite, il y aurait le toucher sensuel.
- Et puis après, le toucher sexuel, non ? Vous seriez d'accord avec ça ? Oui, je suis complètement d'accord avec ce que vous dites.
- Et cette continuité, en fait, ce toucher, c'est un continuum.
- On pourrait même trouver encore, en point zéro, ce toucher culturel qu'on peut avoir parfois.
- On se dit bonjour, on se met une main sur l'épaule.
- Ou le toucher médical aussi, qui, quelque part, lui, n'est ni tendre, ni sensuel, évidemment.
- Oui, donc toute cette gamme, tout ce continuum de toucher, permet de toute façon de se développer.
- Tout au long de sa vie.
- Moi, je ne crois pas qu'on peut avoir des déficiences comme ça, cognitives, qui feraient qu'on ne peut pas accéder au toucher.
- Je ne crois pas.
- Je pense que c'est beaucoup une protection.
- Je pense, c'est une forme de protection pour ne pas être trop en lien avec l'autre.
- Puis c'est toute la théorie du moi-peau, dans yeux, de comment est-ce que je peux me laisser toucher par l'autre ou pas.
- Et d'ailleurs, beaucoup de maladies...
Transcription générée par IA