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Ukraine : "On est venu chercher quelque chose de personnel" explique Florent Coury

De nombreux civils occidentaux, parfois sans expérience du maniement des armes, ont rejoint les rangs de l’armée ukrainienne depuis le début de la guerre dans ce pays, afin de le défendre contre la Russie. Pour en parler, Florent Coury, engagé dans la Légion géorgienne en Ukraine en tant que responsable de la sélection et de la formation des volontaires occidentaux, auteur d’"Engagé volontaire" aux éditions Flammarion, était l’invité d’André Bercoff sur Sud Radio.

Florent Coury
Florent Coury, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, nombreux sont ceux qui, en Occident, ont choisi de rejoindre les rangs de l’armée ukrainienne, pour défendre ce pays contre l’invasion russe. Illustration avec Florent Coury, ancien DRH chez Renault, auteur d’Engagé volontaire, publié aux éditions Flammarion.

Ukraine : "Le retour d’une guerre complète en Europe"

"Vous ne pouvez pas faire ce genre d’acte sans une histoire personnelle derrière", explique Florent Coury. Ancien DRH chez Renault, marié et père de trois enfants, cet homme a décidé un jour de tout plaquer pour partir se battre aux côtés des Ukrainiens contre les forces russes. "J’ai des modèles familiaux d’engagement. Mes arrières grands-pères ont été décorés dans les tranchées en 14-18. Il y a cet imaginaire personnel. Mais il y a aussi une démarche politique. Elle vient d’une analyse très froide, le retour de la guerre en Europe. Le retour d’une guerre complète avec une armée qui envahit un pays. Sur notre continent. Or, notre continent, depuis la seconde guerre mondiale, n’a plus connu sur son sol ce genre de conflits", explique-t-il.

Florent Coury est donc parti se battre en Ukraine aux côtés de la Légion géorgienne, une sorte de légion étrangère partie rejoindre les forces ukrainiennes pour se battre. "C’est un espèce de pot pourri de gens improbables. On a tous quelque chose en commun : on est venu chercher quelque chose de personnel dans un combat collectif. Si on intellectualise trop, on finit par empêcher tout engagement. On ne fait plus rien. Là, les choses sont extrêmement simples. Le jour où l’armée russe quitte le territoire ukrainien, pas une ville russe ne sera en danger", ajoute-t-il sur Sud Radio.

"C’est avant tout une guerre informationnelle"

Florent Coury ne s’est pas battu. Très rapidement, il a été nommé officier presse. "C’est avant tout une guerre informationnelle. Il faut convaincre les Occidentaux qu'il faut soutenir l’Ukraine", lance-t-il. Ensuite, on lui a demandé d’organiser l’arrivée, la sélection et la filtration des étrangers venus se battre. "J’ai par exemple exclu des personnes trop instables avec des profils trop militants. Comme dans toute armée, vous n’avez pas que des soldats qui se battent", explique-t-il.

Aujourd’hui, cet engagé étranger en Ukraine en appelle au principe de réalité. "Personne ne prendra Moscou. Il faudra nécessairement parler. Le problème, c’est lorsque l’on incite à parler et négocier maintenant. Pour négocier, il faut être deux. Les Ukrainiens ont trop perdu. Et ils ne veulent plus négocier avant la victoire totale, à savoir la libération du territoire", conclut Florent Coury sur Sud Radio.

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

Retrouvez “Le face à face” d’André Bercoff chaque jour à 12h dans Bercoff dans tous ses états Sud Radio.

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