Pour Jean-François Braustein, la religion woke "est une secte"

Venu des États-Unis, la "religion woke" est partout. Y compris en France où elle fait des ravages dans le système éducatif. Pour en parler, Jean-François Braunstein, professeur émérite de philosophie à la Sorbonne, auteur de "La religion woke" aux éditions Grasset, est l’invité d’André Bercoff sur Sud Radio.

Jean-François Braustein
Jean-François Braunstein, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

La philosophie est-elle devenue folle ? Pour Jean-François Braustein, la maladie aurait même tendance à s’aggraver. Après la théorie du genre, l’animal et l’euthanasie, ce professeur émérite de philosophie s’attaque à "la religion woke".

"Des religieux fanatiques"

La vague woke. Ce courant de pensée né aux États-Unis il y a une vingtaine d’années, a aujourd’hui complètement submergé le système universitaire français, mais également les entreprises. Voici le constat dressé par Jean-François Braunstein, professeur émérite de philosophie à la Sorbonne, et auteur de La religion woke aux éditions Grasset. "Ce sont des religieux fanatiques. C’est une secte. Ils ne voient plus le monde comme nous le voyons. On ne peut convaincre une secte par le raisonnement, donc je suis assez pessimiste", explique-t-il sur Sud Radio.

"Dans les facultés de lettres et de sciences humaines, c’est très clair. On se connaît tous. On est assez peu nombreux. Il y a une pression, une mort sociale, des pétitions contre les gens. Nous avons organisé un colloque des résistants à la Sorbonne, on nous a dit qu’on n’avait pas le droit. Je suis considéré comme transphobe. Malheureusement, des associations comme le planning familial, vont très clairement dans le sens des woke", ajoute-t-il, désemparé.

Pour les woke, "l’homme c’est la conscience"

Jean-François Braustein rappelle quelles sont les deux principales thèses chez les auteurs woke. "La première thèse, c’est que pour eux, l’homme c’est la conscience. Si on a une conscience dans un mauvais corps, alors on peut demander à changer de corps", rappelle-t-il au micro d’André Bercoff. "Il y a tout un mouvement militant, très présent dans les écoles, qui expliquent aux enfants qu’à cinq ans, ils vont pouvoir choisir leur genre. Vous imaginez la catastrophe. Et certains voudraient qu’on incite les enfants à changer de genre sans prévenir les parents. Comme Sud Education. Les gamins entrent dans ce truc là. Certains parents résistent difficilement. Et beaucoup de médecins sont terrorisés", lance le philosophe.

Ce dernier fait office de véritable athée au milieu de cette "religion woke", le titre de son dernier livre aux éditions Grasset. Mais le combat est rude. "Ce sont des militants aguerris qui prennent le contrôle des universités, des associations. Ils donnent l’impression d’être modernes. Alors que c’est le contraire. Et les élites actuelles, sont formées dans ces universités : les GAFAM, les grandes entreprises, les médias. Tous sont dans ce fonctionnement. La seule résistance viendra des gens ordinaires, comme disait Orwell, la décence commune", conclut-il sur Sud Radio.

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