Jean-Eric Branaa : "Le vote du Sénat est indispensable pour la destitution de Joe Biden"

Jean-Eric Branaa, spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l’université Paris-Panthéon-Assas et auteur de "Géopolitique des États-Unis" (PUF), était l'invité de "Bercoff dans tous ses états".

Jean-Eric Branaa
Jean-Eric Branaa, invité d'André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Quels sont les dernières nouvelles quant aux résultats de ces élections de mi-mandat ? La nouvelle Chambre des Représentants et le nouveau Sénat, pourront-ils faire aboutir une procédure de destitution à l'encontre de Joe Biden ? Et quid des perspectives d'une enquête parlementaire sur la demande que Joe Biden aurait adressée à l'Arabie saoudite et ses alliés de remettre à plus tard la diminution de la production, ainsi que sur les éventuels conflits d'intérêts en lien avec les affaires de Hunter Biden ? Réponse avec Jean-Eric Branaa.

 

Jean-Eric Branaa : "Il faut voir quel sera le rapport de forces à l’intérieur de la Chambre des Représentants"

"C’est très serré : les projections nous donnent 225 sièges pour les Républicains, mais avec un volant de 7 à 8 sièges. Ce qui veut dire que si on descend de 7 à 8 sièges, on sera en dessous la majorité à 218. Le marathon va durer 3-4 jours, et on saura. Mais pour l’instant, on ne sait pas.

 


Mais, même si les Républicains ont la majorité (et j’ai dit dès le début qu’ils l’auraient), encore faut-il savoir qui sera le président ou la présidente de la Chambre des Représentants. C’est cette personne qui va décider d’une enquête ou pas, l’autoriser ou pas. Et puis, il faut voir le rapport de forces à l’intérieur de cette chambre. Or, pour l’instant, on ne le connaît pas", a commenté Jean-Eric Branaa.

"L’impeachment est un procès politique"

"Si Jim Jordan est speaker, il y aura des commissions d’enquête. Si Kevin McCarthy est speaker, il n’y aura pas de commission d’enquête, parce qu’il y a une semaine déjà, il a répondu en disant qu’il ne fallait pas prendre son temps avec ce genre de chose. Et qu’il fallait surtout montrer au pays que les Républicains étaient capables de gouverner.

 


L’impeachment est un procès politique, ce n’est pas un procès en bonne et due forme. Si on décide de vous massacrer dans une destitution, on le fait. Et si le Congrès en a la volonté politique, il le fait. Or, le vote du Sénat est indispensable : c’est le Congrès qui lance l’impeachment, mais c’est le Sénat qui le vote", a poursuivi Jean-Eric Branaa.

 

À lire aussi :

Cliquez ici pour écouter l’invité d'André Bercoff dans son intégralité en podcast.

Retrouvez “Le face à face” d’André Bercoff chaque jour à 12h30 dans "Bercoff dans tous ses états" Sud Radio.