Le revenu de base "infaisable" pour Arnaud Montebourg

L’ancien ministre du Redressement productif était l’invité de RTL ce mardi matin. Il s’est prononcé contre l’idée d’un revenu de base, qui lui paraît "irréalisable".

Montebourg

Le débat autour du revenu de base continue d’occuper ce début de campagne pour la primaire de la gauche. Entre ses partisans, Manuel Valls, Benoit Hamon et Jean-Luc Benhamias, et ses opposants, comme Vincent Peillon, Arnaud Montebourg s’est également positionné à l’occasion de son passage sur RTL ce mardi.L’ancien ministre du Redressement productif a estimé que le revenu universel était "une solution pour après-demain, parce qu’elle est infaisable".Si Vincent Peillon a également affiché son opposition à cette solution, c’était d’un point de vue philosophique, croyant "à la dignité par le travail et dans le travail". Pour Arnaud Montebourg, c’est surtout sur le plan économique que le bât blesse. "Si vous décidez de verser un revenu universel, c’est-à-dire pour tout le monde, de 700 et quelques euros, ça coûte l’équivalent de la totalité du budget de l’Etat, a développé l’ancien ministre. Cela me paraît irréalisable."Dans cette primaire, d’autres se prononcent ouvertement en faveur du versement d’un revenu de base. Manuel Valls avait lancé une expérimentation de l’idée en Gironde en octobre dernier, alors qu’il était encore Premier ministre. Après sa démission pour annoncer sa candidature, il avait réitéré cette idée, même s’il préfère parler d’un "minimum décent" : "Je crois que l’idée d’un minimum décent est plus claire que la simplicité d’un revenu universel, qui pourrait donner le sentiment que tout le monde va avoir un revenu, de Liliane Bettencourt, à celui qui est au chômage, sans travailler."Benoît Hamon également est sensible à cette idée, souhaitant un projet de création de revenu universel inconditionnel, avec une proposition de montant de 750 euros, qui se mettrait en place en plusieurs étapes.Avec trois semaines avant la fin de cette primaire, la question du revenu universel sera un thème majeur, un des marqueurs utilisés par les candidats pour se différencier. Notamment lors du premier débat, le 12 janvier, qui aura pour thème l’économie.