Le ministre des Transports a annoncé des mesures pour soutenir les entreprises victimes de l’inflation des prix des carburants consécutive au conflit au Moyen-Orient. “C’est insuffisant”, selon l’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE). Le délégué général de la Fédération, Jean-Marc Rivera, s’en explique et annonce “des blocages et des actions symboliques” à venir.
"Le carburant représente 30% du prix de revient du transport"
"Rien de sérieux n’a été proposé, résume Jean-Marc Rivera, secrétaire général adjoint de l’OTRE (Organisation des Transporteurs Routiers Européens), au micro de Patrick Roger, sur l'antenne de Sud Radio. Nous sommes en contact quotidien avec notre ministère de tutelle et Bercy. Le carburant représente 30% du prix de revient du transport, cela a un impact très important. Dans un temps très court, l’impact est immédiat."
"On nous parle de reports de charges sociales et fiscales, rien de neuf"
Trésoreries à sec, pertes financières… "Nous avons alerté des dangers que les entreprises allaient traverser." Peut-on répercuter cette hausse de coût sur le prix des transports ? "Malgré les dispositifs prévus par la loi, vous êtes dans une relation commerciale. Parfois, ça passe, souvent elle ne passe pas. Vous n’arrivez pas à répercuter la totalité de vos coûts. On nous parle de reports de charges sociales et fiscales, rien de neuf. On nous parle de prêts BPI, sans connaître les conditions de mise en œuvre."
⛽️Hausse des prix des #carburants
🗣️@JMarcRIVERA (organisation des transporteurs-routiers européens) : "Il y aura des blocages et des actions dès ce week-end" #GrandMatin
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"Ce que nous réclamons, ce sont des aides directes, comme le gouvernement avait été capable de le faire en 2022"
"Ce que nous réclamons, ce sont des aides directes, comme le gouvernement avait été capable de le faire en 2022, précise Jean-Marc Rivera, secrétaire général adjoint de l’OTRE. Très concrètement, nous demandons deux types d’aides, que nos voisins viennent de réinstaurer. La première est une aide forfaitaire, pour compenser les pertes sèches, attribuées à nos entreprises en fonction du véhicule et de la catégorie."
"Il y aura des actions de blocage et des actions plus symboliques"
Et d'alerter sur des blocages à venir la semaine prochaine : “Les mesures proposées par l’État à savoir le report des cotisations sociales et l’étalement des échéances fiscales pouvant être mises en place à tout moment par les entreprises ne répondent pas aux besoins urgents des TPE PME du transport routier. Ce que le gouvernement a annoncé, ce n’est pas du tout suffisant. C’est même rien. Ce n’est pas à la hauteur. Nous nous sommes réunis au niveau national. Nous avons décidé de laisser le choix aux organisations régionales. S’ils veulent faire des actions locales pour manifester leur colère, ils le peuvent. Il y aura donc des actions. Des actions de blocage, des actions plus symboliques.”
"Nous demandons une baisse de prix directe à la pompe"
"Nous n’avons aucune visibilité sur la durée de cette crise. Nous demandons une baisse de prix directe à la pompe. Le quoi qu’il en coûte est terminé, mais quel sera le coût de l’inaction ? On constate plus de 5 000 défaillances d’entreprises ces deux dernières années, dont le groupe Ziegler et ses 3 500 salariés, sans parler des sous-traitants. Cette crise pétrolière va accélérer les défaillances. Il y aura un coût social derrière."
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