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Deuxième mois de guerre au Moyen‑Orient : des fronts multiples

Le conflit entre Israël, les États‑Unis et l’Iran entre dans son deuxième mois. Les combats se multiplient au Liban, en Israël et dans le Golfe, avec des populations civiles durement touchées.

iran israel
De la fumée et du feu s’élèvent du site des frappes aériennes à l’aéroport international de Mehrabad à Téhéran le 7 mars 2026. Israël a déclaré le 7 mars avoir lancé des frappes “à grande échelle” sur des cibles à Téhéran, tandis que le radiodiffuseur d’État iranien a rapporté une explosion dans la partie ouest de la ville. (Photo : ATTA KENARE / AFP) 

Un conflit qui s’intensifie

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 1.200 morts, dont 124 enfants, et provoqué le déplacement d’un million de personnes. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a ordonné l’extension de la zone de sécurité dans le sud du pays afin de repousser les tirs du Hezbollah pro-iranien. De son côté, l’Iran poursuit ses frappes de missiles et drones contre Israël et ses alliés régionaux, renforçant le climat d’escalade.

De nouveaux fronts et attaques ciblées

Le conflit s’étend désormais : une zone industrielle dans le sud d’Israël a été touchée par un débris de missile, et plusieurs universités ont été visées par des menaces ou des frappes. Au Koweït, des attaques aériennes ont blessé 10 militaires, tandis que le Bahreïn a interdit la navigation nocturne dans ses eaux face aux frappes iraniennes. Les tensions s’étendent ainsi à tout le Golfe et menacent la stabilité régionale.

Tensions diplomatiques et mesures de sécurité

L’ambassadeur iranien au Liban refuse de quitter le pays malgré un ultimatum, soutenu par le Hezbollah. L’Iran menace également les universités américaines de la région, contraignant l’Université américaine de Beyrouth à passer temporairement aux cours en ligne. Les puissances régionales tentent de limiter l’escalade : l’Ukraine, experte dans la défense anti-drones, se rend en Jordanie pour des discussions sur la sécurité avec les pays du Golfe.

Conséquences humanitaires et religieuses

Le conflit provoque des déplacements massifs et fragilise les infrastructures civiles. À Jérusalem, le Patriarche latin n’a pas pu célébrer la messe des Rameaux au Saint-Sépulcre pour la première fois depuis des siècles, une mesure motivée par des raisons de sécurité.

Risque économique et perspectives

Les marchés du Golfe restent nerveux et les prix du pétrole volatils, face au risque de perturbation des voies maritimes stratégiques comme le détroit d’Ormuz. Sans désescalade rapide, le conflit pourrait s’enliser et menacer d’autres zones du Moyen-Orient, aggravant une crise humanitaire et économique déjà préoccupante.

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