Retranscription des premières minutes :
- La Caisse d'épargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Sud Radio, il est 13h30, bienvenue dans Parlons Femmes, l'émission de celles qui font bouger les lignes.
- Ravie d'être avec vous, je reçois aujourd'hui Jessica Simmerman qui est journaliste, écrivaine, cofondatrice notamment de l'application YouPease.
- Elle a été connue du grand public grâce à son blog Searle Mother, sans oublier à l'origine l'intention du recueil collectif chevelure.
- Ça vient de sortir chez vos éditions Charleston et 1€ sont reversés par exemplaire à l'association de Sarah Baruc que l'on connaît bien ici.
- 125 et après, Jessica, bienvenue.
- Merci.
- Avec plaisir.
- Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Parlons Femmes vous pose des questions Jessica, vous êtes prête ? Je suis prête.
- Quelle femme vous inspire une force radicale ? C'est très banal mais je dirais Simone Veil.
- On l'entend souvent ici, oui.
- Et Judith Belair, bien sûr.
- On l'adore Simone, la résidence absolue, la force absolue.
- Elle est formidable, survivante, guerrière, fragile et forte à la fois, inspirante et surtout, elle n'a jamais rien lâché.
- Ça c'est formidable.
- Il ne faut rien lâcher Zelle, Jessica.
- Trop ambitieuse, trop visible, trop directe.
- Ça vous parle ça ? Non.
- Vous avez déjà entendu ça ou pas ? J'ai déjà entendu ça, je ne crois pas me concernant.
- Trop ambitieuse, on n'est jamais trop je crois.
- Surtout quand on est une femme, on a besoin peut-être d'aller très loin pour arriver à un juste milieu.
- C'est ça qu'ils disent trop après.
- On n'est jamais trop, on n'est jamais trop, trop rien.
- Alors on continue, si vous pouviez offrir un super pouvoir à toutes les femmes du monde, ça serait quoi ? La confiance en soi.
- C'est-à-dire se séparer, se débarrasser du sentiment d'imposture.
- Exactement, qui est un sentiment très féminin je crois.
- Il y a des études là-dessus qui prouvent que le syndrome...
- De l'imposteur, c'est plutôt le syndrome de l'impostrice.
- De l'impostrice.
- C'est pas très joli mais voilà.
- C'est un imposteur.
- J'avais lu un essai là-dessus qui était formidable et dans lequel il y avait notamment une interview de Michelle Obama qui elle, aussi haut qu'elle ait été placée, disait qu'elle avait encore ce syndrome de l'impostrice.
- Michelle Obama, imposteur.
- Michelle Obama, ouais.
- Bah dis donc, on n'imagine pas ça.
- Incroyable.
- Donc en fait si même Michelle Obama...
- A ce syndrome-là, on peut se douter que nous autres, c'est pire.
- Alors le patriarcat, qu'est-ce qu'on en fait ? Il se confronte, il se contourne, il s'embrasse, il s'ignore ? Qu'est-ce qu'on en fait de ce patriarcat ? Un petit peu tout ça à la fois.
- Je crois qu'il faut le contourner à certains moments, le combattre.
- Tous les jours ? Tous les jours.
- Et puis il faut surtout enseigner à nos enfants, à nos fils.
- Moi j'ai trois fils.
- J'ai trois filles.
- À ne pas faire partie de cette team patriarcale.
- Comment vous les élevez vos fils ? Bien je crois.
- Mais c'est quoi les valeurs principales ? Ils sont très féministes parce qu'on parle de tout à la maison.
- D'abord ils suivent mes combats, mes engagements, plus que mes combats à vrai dire.
- On parle de tout.
- Il n'y a pas de...
- T'es un garçon et tu fais ça.
- Moi j'ai un fils qui a fait de la danse classique.
- J'ai une fille qui a fait du Krav Maga.
- Il n'y a pas de...
- Déjà ça passe je pense par là.
- Et puis...
- Parce qu'on éduque les filles à faire attention quand elles sortent.
- Il faut faire la même chose avec les garçons.
- Leur apprendre à faire attention aux filles en fait.
- Exactement.
- Il faut leur apprendre dès le berceau je crois le respect, le vivre ensemble.
- Et vis-à-vis d'eux-mêmes.
- Et vis-à-vis des autres hommes.
- Et évidemment vis-à-vis des autres femmes.
- Donc je crois que si on...
- Tout se passe dans l'éducation.
- Et voilà j'ai trois fils.
- Et j'espère...
- Qu'on les emmener sur un chemin joyeux.
- Ils ont quel âge vos enfants ? 20 ans l'aîné.
- Ma fille 18.
- Et les deux derniers garçons ont bientôt 13 et 9.
- D'accord.
- Donc vous avez vraiment la totale.
- C'est du boulot.
- Mais bon ils sont...
Transcription générée par IA