Retranscription des premières minutes :
- La Caisse d'épargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Bélair.
- L'émission des femmes puissantes sur Sud Radio, c'est Parlons Femmes.
- Bienvenue à toutes et à tous.
- Clarisse Sabard a fait de l'écriture une revanche sur la vie, marquée par un parcours personnel fort avec plus d'un million de lecteurs conquis.
- Attention, elle transforme les épreuves en histoire lumineuse.
- Bienvenue Clarisse.
- Merci, bonjour Judith.
- Vous venez aujourd'hui avec votre dernier roman, Le secret des agapantes, tome 3, attention.
- C'est Morgane et Juliette dont vous parlez, c'est aux éditions Charleston.
- On retrouve votre héroïne, notamment Morgane, qui est plongée dans une enquête intime sur le passé de sa grand-mère.
- Une histoire de femmes comme on les aime dans Parlons Femmes.
- Allez, c'est parti.
- Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Bélair.
- Alors, Parlons Femmes vous pose des questions, ma chère Clarisse.
- La première, être une femme pour vous, est-ce que c'est une force ou un combat ? C'est un mélange de force et de combat.
- Je pense que quand on est femme, on est forte.
- Par essence, on apprend à le devenir, en tout cas.
- Les combats ne sont jamais terminés.
- Je le vois quand je fais mes recherches pour mes romans, puisqu'il y a beaucoup de parties historiques, notamment.
- Et oui, depuis des siècles, les femmes se battent pour exister, tout simplement, pour faire valoir leurs droits.
- Et vous, vous vous battez ? Pour exister ou pas ? Je ne me bats pas pour exister, mais je me bats pour mes convictions, en tout cas.
- Alors, est-ce que trop ambitieuse, trop visible, trop directe, trop en général, ça vous parle ? Il n'y a jamais de trop.
- On n'est jamais trop.
- Pourtant, on désigne souvent les femmes comme ça.
- C'est vrai.
- Dès qu'elles sont très engagées ou sûres d'elles.
- Oui, je le disais jusqu'à ce week-end.
- J'étais dans ma famille et quelqu'un m'a dit, mais tu es toujours trop partagée.
- Partie de chez toi, pour le travail, comment tu fais pour la vie de famille ? J'ai répondu, mais est-ce que tu m'aurais posé la question si j'avais été un homme ? Donc non, on n'est jamais...
- Et alors, la personne a répondu, ben non, je ne t'aurais pas posé la question.
- Et il y a eu un petit changement de sujet.
- Non, on n'est jamais trop.
- Est-ce que la sororité, c'est un mythe ou est-ce que c'est une réalité ? C'est une réalité.
- Ça fait partie de nos forces aussi, justement.
- C'est très important d'être bien entourée, entourée de femmes.
- Je pense qu'on se comprend entre femmes.
- Bien sûr.
- Et voilà, on sait ce que c'est.
- Donc, c'est-à-dire que quand les femmes se dressent les unes contre les autres, à votre avis, pourquoi ça se passe comme ça ? C'est une très, très bonne question.
- Après, il y a toujours des petits conflits, tout simplement parce qu'on ne peut pas s'entendre avec tout le monde.
- Quand les femmes se dressent les unes contre les autres, peut-être que certaines, je ne sais pas, peut-être qu'il y a des influences...
- Extérieures.
- Masculines, souvent.
- Voilà, pour ne pas...
- Pour ne pas le dire.
- Vous avez un T-shirt où il y a marqué « Livre et liberté ».
- Oui.
- Ça vous définit, ça ? Exactement.
- Ça me définit mon T-shirt, mes tatouages aussi, qui représentent une cage fermée, une envolée d'oiseaux.
- Avec des oiseaux qui s'envolent.
- Oui, oui.
- Alors, quelle est la femme, la première femme qui vous a inspirée, vous, Clarisse ? Georges Sand, sans hésitation.
- Je suis originaire du Péry, comme elle.
- Georges Sand, c'était une autrice.
- Au XIXe siècle, féministe avant l'heure.
- Elle ne se définissait d'ailleurs pas comme féministe.
- Pour elle, elle était comme ça.
- Elle ne se posait pas la question.
- Elle a écrit de très, très nombreux romans.
- Elle a dû publier sous un pseudo masculin.
- Mais elle se déguisait aussi.
- Elle se déguisait.
- C'était sa façon de pouvoir être publiée à une époque où, non, une femme n'écrivait surtout pas de romans.
- Voilà, donc Aurore Dupin, alias Georges Sand.
- Aurore Dupin, on adore.
- Qui a eu une vie, en plus, absolument romanesque.
- C'était la mente de Chopin, notamment.
- Entre...
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