Retranscription des premières minutes :
- La Caisse d'épargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Bonjour, bonjour, dans Parlons Femmes sur Sud Radio, on explore la réussite aux féminins et la force de celles qui font la différence.
- Charlotte Dauphin, c'est une figure singulière du cinéma d'auteurs français contemporains, réalisatrice, sénatrice, actrice, productrice.
- Charlotte, vous êtes à la tête de votre propre boîte de prod, Dauphin Films.
- Bienvenue, avec plaisir.
- Votre actualité est marquée par Melpomène, votre deuxième long-métrage, Charlotte, qui a été présenté à Cannes.
- Vous jouez aussi le rôle principal aux côtés de Pascal Grégory, Andy MacDowell, c'est pas rien, Marisa Berenson et Finnegan Oldfield, autant dire que rien ne vous arrête.
- Allez, welcome, c'est parti.
- Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Alors, les questions de Parlons de Femmes, ou Parlons Femmes, d'ailleurs, j'ai refait le titre de l'émission aujourd'hui.
- Vous êtes prête, Charlotte ? Quelle femme incarne pour vous le courage ? Le courage sans compromis.
- Approchez-vous du micro, je vous en prie.
- Le courage sans compromis, les femmes qui sont elles-mêmes, qui osent aller au bout de leur désir.
- D'accord.
- Il faut bien vous mettre devant le micro pour parler, comme c'est un micro directionnel.
- Donc, les femmes qui vont au bout de leur désir, c'est ce que vous faites, vous ? Oui, exactement.
- Vous avez du mal à en parler ? Non, pas du tout, pas du tout.
- Je suis un petit peu intimidée parce que je n'ai pas l'habitude de faire de la radio.
- Oui, vous allez voir, je suis gentille.
- Charlotte, quel nom a changé votre vie ? Quel nom ? Le prénom, c'est ça ? Le nom que vous voulez.
- Ça peut être un prénom, ça peut être un nom complet.
- Puisqu'on parle de film, je dirais...
- Je dirais...
- Chérie.
- Chérie, parce que c'est...
- J'avais un jour rencontré une productrice à Los Angeles qui s'appelait Chérie.
- Et qui...
- C'est un joli prénom.
- C'est vrai ? Chérie ? Chérie, Chérie.
- Et qui m'avait parlé de son travail, qui m'avait parlé de cinéma.
- À l'époque, j'étais étudiante.
- Et en fait, c'est elle qui m'a un petit peu mise le pied à l'étrier.
- D'accord.
- Chérie.
- Alors, cette chérie, elle vous a mis le pied à l'étrier.
- Elle vous a donné envie d'un travail que vous aviez déjà envie de faire, en fait ? Oui, j'avais déjà fait des études dans ce domaine.
- Donc, effectivement, elle m'a ouvert des perspectives.
- Elle m'a...
- En fait, on avait regardé...
- On avait regardé un film ensemble et j'ai aimé sa curiosité intellectuelle.
- On en a parlé pendant des heures après.
- Et je trouvais que c'était passionnant d'avoir cette curiosité intellectuelle.
- Et de se l'autoriser en tant que femme aussi.
- Et de vouloir pas nécessairement être devant la caméra, mais aussi derrière.
- C'est ça.
- C'est ça qui vous plaît aussi.
- C'est l'œil.
- Exactement.
- L'œil précis.
- Quel compliment adressé aux femmes vous exaspère le plus ? Il y en a un.
- Le compliment ? Ouais.
- C'est mignon.
- Elle est mignonne.
- Elle est bien mignonne, celle-là.
- Du coup, forcément, être une femme, ça a ajouté à votre phase de caractère, à vous.
- Oui.
- Oui, peut-être.
- Oui, Charlotte Dauphin.
- Oui.
- Est-ce que si vous pouviez offrir un super pouvoir à toutes les femmes du monde, ça serait quoi ? La capacité à voir la vérité.
- Ah.
- Et avoir le courage de la regarder.
- C'est ça.
- C'est plutôt celle.
- C'est plutôt le deuxième point, le premier moment.
- Le deuxième super pouvoir, c'est celui-là, peut-être.
- D'assumer, quoi.
- D'assumer et de ne pas se voiler la face.
- Ouais.
- Qu'est-ce que vous diriez à l'adulte, vous, l'adulte que vous êtes, à l'enfant que vous étiez, Charlotte ? Ça va être un peu plus compliqué que prévu.
- Ah ouais ? Est-ce que vous pensiez que ça allait être tout droit ? J'ai un petit côté...
- On avance tout droit.
- Ouais, en général.
- Mais ça ne se passe pas toujours comme ça.
- Il faut faire des bannes.
- Mais en même temps, vous continuez à avancer toujours tout droit, quoi.
- Oui, oui, oui.
- Même si vous faites un pas de côté derrière.
- En fait, la force, c'est de continuer à avancer tout droit.
- Oui, c'est...
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