Retranscription des premières minutes :
- La Caisse d'épargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Bonjour, bonjour, Parlons Femmes sur Sud Radio, c'est le rendez-vous qui met en lumière la puissance des femmes.
- Alexandra Van Der Noot est une comédienne que le public connaît, que nous connaissons, aussi bien d'ailleurs pour ses rôles à la télévision que pour sa carrière au théâtre.
- Bienvenue Alexandra.
- Merci, bienvenue, merci, bienvenue n'importe quoi.
- Merci, bienvenue chez moi, j'adore.
- Alors Alexandra, vous êtes actuellement à l'affiche de la pièce Le Complexe des Inséparables, c'est très drôle d'ailleurs, c'est une comédie de Simon Dickens, c'est mis en scène par Vincent Messager, vous êtes aux côtés notamment de Paul Belmondo, on va en parler, c'est à découvrir en ce moment à la Polo Théâtre à Paris jusqu'au 21 septembre, vous êtes là cet été pour ceux que ça intéresse.
- Exactement, je travaille cet été.
- Qui sont par exemple en vacances à Paris, ça arrive.
- Il y a beaucoup de gens.
- Parlons Femmes, c'est parti.
- Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Alors, Parlons Femmes pose des questions, ma chère Alexandra est de vous prête.
- Allez-y, je vais voir si je vous réponds.
- C'est pas obligé.
- Quelle femme connue ou inconnue, s'il y en a une d'ailleurs, vous inspire ? Alors, elle serait plutôt connue parce que si elle était inconnue, je ne la connaîtrais pas, évidemment.
- Vous pouvez la connaître sans que nous la connaissions.
- Oui, c'est vrai, c'est vrai.
- C'est une question très difficile.
- Ma mère était une femme très inspirante.
- Ma mère était danseuse étoile chez Béjart, c'est elle qui a créé le boléro.
- Ah oui ? Oui, c'est elle.
- C'est elle qui l'a, Béjart l'a écrite pour elle, dans les années 60.
- Rappelez-nous ça.
- Dushka Sifnios.
- D'accord.
- Voilà.
- Dushka Sifnios.
- Et c'était une femme assez inspirante parce qu'elle était très libre de...
- Elle était danseuse, donc évidemment en excellente forme physique, comme toutes les danseuses étoiles.
- Et c'était une, comment dire, très très exigeante envers elle-même, physiquement, déjà par rapport à son corps et par rapport au perpétuel.
- C'était une performance qu'elle demandait à son corps pour son métier.
- Et exigeante par rapport aux autres aussi, du coup.
- Avec vous, quoi.
- Avec nous, voilà, exactement.
- Et c'est vrai que, quelque part, ça plaçait la barre très haut.
- Pour une danseuse, c'est marrant de parler de barre, mais ça plaçait la barre très haut.
- Et je pense que ça a été un modèle à la fois avec lequel je me suis construite et contre lequel je me suis construite.
- C'était les deux, évidemment.
- C'est important de pouvoir se construire.
- Avec et contre, effectivement.
- Voilà, exactement.
- Et donc, ma mère était une femme très inspirante.
- Enfin, en tout cas, elle ne laissait personne indifférent, ça c'est sûr.
- Vous avez récupéré un peu de ça d'elle, a priori.
- Alors, j'ai récupéré, je pense, de son exigence.
- Et voilà, en gros.
- Alors sinon, la danse, c'est une catastrophe.
- Enfin, j'adore danser, mais la danse classique, c'est pas possible.
- Très difficile, la danse classique.
- Très difficile.
- Très ingrat.
- Est-ce qu'il y a une rencontre qui vous a marquée ? Une rencontre très très importante dans votre vie, qui a provoqué un tournant.
- À un moment donné.
- Avec une femme ? Ou avec un homme ? Il y en a plein, il y en a plein.
- C'est difficile.
- La première qui vous vient comme ça, quand vous y réfléchissez.
- Alors, je pense, c'est très drôle, parce qu'elle ressemble un peu à ma mère.
- On va dire que je suis obsédée par ma mère.
- Non, c'est pas le cas.
- Elle est décédée, la pauvre, depuis déjà plusieurs années.
- Une de mes premières expériences au théâtre, à Paris, c'était avec Françoise Fabian.
- Et c'était une pièce, on était quatre.
- Quatre sur scène.
- Et quand on a passé beaucoup de temps ensemble, forcément, j'ai été absolument impressionnée, mais dans le bon sens du terme, par Françoise Fabian, qui est une très grande dame, d'une élégance, d'un talent incroyable, et d'une classe absolument inouïe.
- Et je me souviens que moi, à l'époque, je devais avoir 22-23 ans.
- Et je m'étais dit, j'aimerais être comme elle plus tard.
- D'accord.
- Voilà,...
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