Retranscription des premières minutes :
- La Caisse d'épargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio.
- Parlons femmes, Judith Belair.
- Parce que chaque femme qui s'impose fait avancer toutes les autres, parlons femmes sur Sud Radio, c'est maintenant.
- Bienvenue les amis.
- Le docteur Isabelle Sarfati est chirurgienne plasticienne, ancienne interne, ancienne chef de clinique des hôpitaux de Paris.
- Bienvenue Isabelle.
- Merci, j'ai eu le plaisir.
- Vous avez cofondé l'Institut du sein, c'est un lieu pionnier qui est dédié à la prise en charge globale des femmes touchées par le cancer du sein.
- C'est avec le docteur Krishna Kloof.
- Vous êtes également auteur du livre Histoire plastique qui est paru chez Stock et qui vient d'être réédité en poche avec un grand succès.
- Parlons femmes, c'est maintenant.
- Sud Radio, parlons femmes, Judith Belair.
- Alors Isabelle, parlons femmes, je vous pose des questions, vous êtes prête ? Absolument.
- Quelle femme vous fait rêver ? Alors là, je ne m'y attendais pas du tout.
- Quelle femme ? La première qui vous vient.
- Vous n'êtes pas obligée, vous pouvez me dire, il n'y en a aucune.
- La fille qui a écrit Girls, qui s'appelle Léna Dunam.
- Ouais, elle est super cette série.
- Ouais, elle me fait rêver.
- Je trouve que cette série, je l'ai revue récemment, elle est incroyablement moderne et que la fille qui est à la fois scénariste, réalisatrice, actrice et qui joue avec un physique qui n'est pas un physique de bombe atomique, elle est géniale.
- Je suis d'accord, c'est un bon choix.
- Est-ce qu'il y a un moment de doute qui vous a totalement transformée, Isabelle, dans votre vie ? Alors, il y a trois mois, je suis tombée d'un escalier qui n'avait pas de rambarde.
- Un escalier talon, comme ça.
- Et ça va ? Oui.
- J'ai eu un corset, je me suis cassé trois vertèbres.
- D'accord.
- Mais pendant que je tombais et que j'arrivais au sol et que j'étais absolument persuadée, que j'allais mourir ou que j'allais être tétraplégique, je me suis dit, ça sert bien.
- À quoi ça sert de s'occuper du cancer du sein si c'est pour rater une marche dans un escalier ? Et qu'est-ce que ça a transformé chez vous, alors, ça ? Après, j'ai vu qu'il y avait 20 000 personnes par an de plus de 65 ans qui mourraient d'une chute domestique.
- C'est-à-dire autant que de femmes qui décèdent d'un cancer du sein par an.
- Et je me suis dit que la chute...
- La chute bête était totalement sous-estimée comme problème.
- C'est vrai.
- Et donc, ça a changé une certaine vision, peut-être, de votre...
- Non, je fais attention où je mets les pieds.
- OK.
- Il ne faut pas chercher trop loin, parfois.
- Non.
- Est-ce que notre société aime les femmes puissantes ? Isabelle Sarfati.
- Globalement, oui.
- D'abord, on est dans une société qui aime les égéries.
- Ça, c'est vrai.
- Et donc, la puissance est une forme...
- d'égérie.
- Ensuite, on est dans une société où, moi, j'ai l'impression, en tout cas, dans le métier que je fais et dans la vie que je vis, que c'est un avantage d'être une femme par rapport à un homme.
- Pourquoi ? Par exemple, une femme sur deux quasiment me dit en consultation qu'elle m'a choisie parce que j'étais une femme.
- Comme il y a beaucoup d'hommes et peu de femmes dans ce métier, c'est quand même un sacré avantage.
- Je suis d'accord.
- Et puis surtout, c'est un confort pour celles qui vous choisissent.
- Peut-être.
- Je pense qu'il y a des avantages et des inconvénients et qu'on a peut-être tort de genrer autant les gens.
- D'accord.
- Les médecins, normalement, ils n'ont pas de genre.
- D'ailleurs, on vous appelle le docteur et non la doctoresse.
- On vous dit doctoresse, des fois ? Non.
- Mais on ne me dit pas le docteur.
- La docteur, on vous dit ? Non, on ne dit rien.
- On ne vous dit pas docteur ? Bonjour, docteur.
- Mais ça, on ne sait pas comment on l'écrit.
- C'est bien ce que vous dites, c'est non-genré.
- Non-genré.
- Donc, je ne suis pas sûre qu'on ait à ce point raison de genrer les gens, mais quand même, dans l'imaginaire des gens, que ce soit un homme ou une...
Transcription générée par IA