Retranscription des premières minutes :
- La Caisse d'Epargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Il est 13h30 sur Sud Radio, bienvenue dans Parlons Femmes, l'émission qui célèbre les parcours puissants des femmes qui osent.
- Très heureuse de vous retrouver. Vous la connaissez bien puisque vous pouvez l'entendre tous les jours de la semaine sur Sud Radio de 14h à 16h.
- Animatrice emblématique, femme libre au parcours singulier, Brigitte Laya a toujours su parler sans tabou de l'amour, du désir et des relations humaines.
- Bienvenue Brigitte. Bonjour. Bonjour. Alors avec votre deuxième livre, je crois même que vous en avez écrit d'autres, 50 nuances de bonheur, ça vient de sortir, c'est chez Fayard.
- Vous nous invitez, Brigitte, à renouer avec notre corps, nos émotions, notre liberté et surtout notre désir de vivre.
- Alors c'est ça que vous faites. Oui, Judith, c'est bien résumé. Bravo. Parlons Femmes, c'est maintenant.
- Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Alors Parlons Femmes vous pose des questions, Brigitte, pour commencer. Quelle femme vous inspire une force absolument radicale ? Moi.
- Moi-même ? Vous-même.
- Ah, ben voilà. Vous êtes bien en accord avec votre livre.
- Oui, c'est ça. Je dis toujours que c'est la personne la plus importante, c'est nous. Oui, oui, je crois, je crois.
- Mais c'est important, c'est important de se sentir bien.
- Oui, avec soi.
- Et alors c'est un peu ce que vous nous dites dans votre bouquin, vous nous donnez pas mal de tips.
- Et j'ai relevé notamment Voltaire qui nous dit pour s'élever, il faut d'abord descendre en soi.
- Donc finalement, pour se sentir bien, il faut se connaître et s'aimer, quoi.
- C'est ça que vous nous racontez.
- Oui, oui, il faut accepter.
- Ces fragilités, ces zones d'ombre, ces défauts, tout simplement.
- Ces qualités, c'est assez facile de les accepter.
- Oui, ça c'est sûr.
- Il y a une formule aussi que vous dites, qui m'a bien marquée, moi, sur le lien entre l'esprit et le corps.
- Retenez cette formule, sentir, c'est choisir, penser, c'est décider.
- Qu'est-ce que vous voulez nous dire à travers cela ? Je pense que ce qu'on ressent ne nous ment jamais.
- Le corps ne nous ment jamais, en fait.
- En revanche, nos pensées, elles sont parfois très influencées par les médias, par Sud Radio notamment.
- Et par notre enfance, par nos parents, par la culture, etc.
- Mais ce qu'on ressent, c'est une vérité absolue qui est la nôtre.
- Qui n'est peut-être pas celle du voisin, mais c'est la nôtre.
- C'est vrai.
- Est-ce que trop ambitieuse, trop visible, trop directe, ça vous parle ? Vous l'avez entendu, ça, Brigitte Laëve ? Pas spécialement.
- Je ne pense pas que je sois quelqu'un de...
- Alors, je suis évidemment très connue, etc.
- Mais je n'ai jamais tellement recherché, moi, à me montrer.
- Du coup, les gens ne vous prennent pas en grippe, quoi.
- C'est ça.
- Enfin, je ne me fais jamais agresser par le public.
- Après, vous êtes très bienveillante.
- Oui, sur les réseaux sociaux, je me fais agresser comme tout le monde.
- Mais non, je suis plutôt bien accueillie par le peuple.
- Que j'aime, d'ailleurs. J'aime beaucoup le peuple.
- On l'entend dans vos émissions et dans votre livre aussi.
- Si vous pouviez offrir un super pouvoir à toutes les femmes du monde, ça serait quoi, Brigitte Laëve ? De s'accepter, d'aimer leur corps.
- Ça, c'est vraiment le grand problème des femmes.
- Vous le racontez, ça, notre rapport à notre...
- C'est fou, c'est fou.
- Donc, comment est-ce qu'on fait pour aimer un corps qu'on n'aime pas regarder ? Ça, c'est une vraie question.
- Il faut le ressentir. On en revient à ça.
- On en revient à la sensation.
- Oui, parce que notre corps, quand il y a un rayon de soleil, il se sent bien.
- Quand on est aimé par quelqu'un, on se sent mieux.
- Enfin, je crois que c'est vraiment par l'intérieur qu'il faut passer.
- Bien sûr.
- Pas par le miroir.
- Alors, ce patriarcat dont on entend beaucoup parler, selon vous, il se confronte, il se contourne, il s'embrasse ou il s'ignore ? Oui.
- Tout simplement. Est-ce qu'il existe ? Alors, moi, je dis souvent une chose qui choque.
- Tant pis si je choque, une fois...
Transcription générée par IA