Retranscription des premières minutes :
- La Caisse d'épargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Parce que chaque voix de femme qui s'élève change un peu le monde, Parlons Femmes sur Sud Radio, c'est maintenant.
- Solène Saint-Gilles est responsable des programmes culturels au sein de France Télévisions et elle oeuvre pour rendre la culture accessible au plus grand nombre.
- Et c'est bien ça, bienvenue Solène.
- Merci Judith, bonjour.
- Alors dans la lignée de votre engagement, vous êtes co-auteur avec Jean-Philippe Zappa du livre Intelligence artistique, comment transformer l'entreprise par la culture.
- C'est publié aux éditions Blumetime, ça vient de sortir.
- Et alors ce qui est intéressant c'est qu'avec vous, l'IA c'est de l'intelligence artistique.
- Oui c'était ça, prendre le contre-pied d'intelligence artificielle.
- Allez on va en parler à tout de suite.
- Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Parlons Femmes vous pose des questions Solène.
- D'accord.
- Vous êtes prête ? Prête.
- Être une femme pour vous c'est une force ou un combat ? Ah une force.
- Ouais, pourquoi ? Une force.
- Bah je pense qu'effectivement...
- Moi j'ai toujours pensé qu'être une femme c'était une grande chance et que c'est une force.
- Alors évidemment ça implique des combats, mais je pense que ça vente une force.
- Ouais je suis d'accord.
- Trop ambitieuse, trop visible, trop direct, ça vous parle ça ? Moi j'aime pas qu'on parle de trop en fait, je pense que...
- Quand on parle des femmes c'est souvent ce qu'on entend.
- Ouais c'est souvent ce qu'on entend.
- Après le trop peut s'attribuer aux hommes, peut être attribué aux hommes aussi.
- Mais je trouve que moi tout ce qui sert, l'affirmation de sa personnalité, la singularité de chaque être vivant, ça me va.
- Donc le trop en fait...
- C'est jamais trop quoi.
- C'est jamais trop en fait.
- On est jamais trop ou pas assez en fait, on est comme on est.
- Bien sûr, je suis bien d'accord.
- Et je trouve que c'est hyper important de s'affirmer comme on est.
- La sororité c'est un mythe ou une réalité ? Moi je la pratique.
- Ouais.
- Et je l'ai ressenti.
- D'accord.
- Je sais qu'il y a...
- J'ai entendu beaucoup de femmes dire que ça n'existait absolument pas.
- Non seulement j'ai connu des femmes...
- Enfin je connais des femmes qui disent que ça n'existe pas, mais j'ai vécu une scène assez forte d'une femme qui a eu la révélation vraiment sur le tard d'une sororité qui existait.
- Et en fait qui s'est dit mais en fait j'ai traversé ma vie seule en imaginant que ça n'existait pas.
- Et là je me rends compte...
- Alors ça n'existe peut-être pas avec tout le monde en fait, c'est ça ? Moi je pense qu'en fait ça se cultive, c'est comme tout en fait.
- C'est-à-dire que c'est vraiment...
- On parlera de l'intelligence artistique tout à l'heure qui doit se cultiver aussi.
- La sororité ça se cultive, c'est-à-dire que ça s'apprend...
- Ça doit être une volonté quoi, c'est ça que vous dites ? Ça doit être une volonté et puis ça doit s'exercer en fait.
- Bien sûr.
- C'est-à-dire que petit à petit, en tout cas moi je la pratique à fond, j'encourage les femmes, j'adore encourager les jeunes femmes.
- Et vous voyez, des émissions comme la vôtre, je trouve que c'est hyper inspirant.
- Là on est dans la sororité totale, c'est-à-dire des modèles de femmes inspirants pour des femmes plus jeunes, pour d'autres femmes, etc.
- Je trouve que c'est important.
- Pour toutes les femmes.
- Pour montrer qu'il y a d'autres chemins possibles.
- Pour les hommes aussi d'ailleurs.
- Bien sûr, aussi les hommes.
- J'ai reçu Sarah Baruc la semaine dernière qui a écrit un livre qui dit « Les hommes non plus n'aiment pas les cons ».
- Comme quoi, voilà, les hommes font partie de ce combat-là.
- Mais c'est vrai qu'en fait, il faut donner d'autres chemins possibles à toutes les femmes.
- En fait.
- C'est pas que les jeunes femmes.
- Parce qu'il y a plein de femmes qui sont bloquées dans des sentiments d'imposture, etc.
- Y compris, vous avez raison, c'est pas que chez les jeunes femmes.
- Mais c'est vrai que moi je suis plutôt tournée vers la jeunesse.
- Je suis tournée vers la jeunesse parce...
Transcription générée par IA