Retranscription des premières minutes :
- La Caisse d'épargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Bonjour, bonjour les amis, bienvenue dans Parlons Femmes sur Sud Radio, l'émission qui donne la parole à celles qui transforment, bousculent et ouvrent des chemins, tout simplement.
- Alors que la série Pêcheresse, diffusée depuis le 3 mars sur OCS, fait déjà parler d'elle, pour son regard cru et audacieux sur l'adolescence, j'ai le plaisir de recevoir l'actrice Léonie Dahon-Lamore, qui s'impose comme l'un des visages les plus singuliers de sa génération, on peut le dire.
- Très engagée, Léonie, vous revendiquez un cinéma qui interroge les normes, qui assume sa vulnérabilité, et on aime ça dans Parlons Femmes.
- Bienvenue sur Sud Radio.
- Merci beaucoup de me recevoir.
- Avec plaisir.
- Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Alors Léonie Dahon-Lamore, Parlons Femmes vous pose des questions.
- Quelle femme vous fait rêver, pour commencer ? Je dirais...
- Gisèle Halimi, qui a porté des combats très justes, qui a réussi à aider à légiférer sur des questions importantes, donc elle m'inspire beaucoup.
- Sur la liberté des femmes, quoi, on parle vraiment.
- C'est marrant d'ailleurs, pour une jeune femme telle que vous, que son nom résonne encore autant.
- Est-ce que c'est le cas dans votre génération, Léonie ? J'ai la sensation que oui, on est intéressée pour remettre en valeur le travail de femmes qui ont été parfois invisibilisées, à leur époque.
- Donc aujourd'hui, on essaye, on est toujours en recherche, de toute façon, d'icônes féministes.
- Quand vous dites « on », vous dites des filles de votre âge, quoi.
- Oui, ma génération, je dirais.
- Je pense aussi à Lio, de qui on remet beaucoup le travail en lumière aujourd'hui.
- Lio, qui est remise au goût du jour, oui, alors qu'elle avait été invisibilisée aussi, parce qu'il y a eu un reportage sur Netflix, sur Bertrand Cantat et Marie Trintignant.
- Et d'ailleurs, à l'époque, elle avait été...
- vachement décriée.
- Sa parole est revalorisée aujourd'hui.
- Complètement.
- Grâce à cet engagement qu'elle a eu pour Marie.
- Vous, ça résonne beaucoup aussi dans votre génération, ça ? On a envie de le savoir.
- Complètement, oui.
- C'est quelqu'un qui, aujourd'hui, fait partie de nos fers de lance.
- Elle a pavé le chemin pour qu'on puisse, aujourd'hui, être à l'aise.
- Rien que de pouvoir...
- À l'époque, quand elle avait fait un concert en étant enceinte, c'était déjà très mal vu.
- C'était déjà quelque chose d'immense.
- Donc...
- Aujourd'hui, grâce à elle, on peut être un peu plus libre.
- Donc, je la remercie grandement pour ça.
- Est-ce qu'il y a un moment de doute qui vous a complètement transformée, Léonie, sur votre chemin ? Oui, je pense que le passage de l'adolescence à l'âge adulte, il est compliqué, quel que soit le métier et l'industrie dans laquelle on travaille.
- De se voir être perçue comme femme et de perdre le statut d'enfant, c'est quelque chose de très particulier.
- Donc, ça, ça m'a beaucoup bouleversée.
- Mais les personnages que j'ai vu, que j'interprète, me permettent de piocher, de choisir ce qui est moi, ce qui n'est pas moi, ce qui m'intéresse dans l'âge adulte.
- Ça vous soigne, en fait ? Complètement, oui.
- Ça me permet d'entrevoir plein de vécus différents et ensuite de choisir ce qui me va le mieux.
- Oui, parce que vous avez la vingtaine, Léonie.
- Vous avez le temps encore.
- Oui, tout à fait. Je suis large.
- Est-ce que notre société, elle aime les femmes puissantes, selon vous ? Pas sûr, pas sûr.
- Ça dépend comment...
- On définit puissante, mais selon moi, puissante, c'est être soi, déjà.
- Et donc, je ne suis pas sûre qu'aujourd'hui encore, on soit à l'aise avec des femmes qui sont 100% elles-mêmes, qui ne se questionnent pas, qui ne cherchent pas à être désirables, mais qui veulent simplement être elles.
- Je pense que c'est toujours compliqué aujourd'hui, oui.
- Et alors, quand on parle de patriarcat aujourd'hui, est-ce qu'on parle d'un système réel pour vous ou est-ce que c'est de l'ordre du symbole, maintenant ? Non, pour moi, c'est vraiment quelque chose de systémique, le patriarcat, qui est à la fois culturel, mais aussi présent dans nos lois, dans notre manière de traiter l'information, de réagir aussi...
Transcription générée par IA