Retranscription des premières minutes :
- La Caisse d'épargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Vous êtes sur Sud Radio et vous écoutez Parlons Femmes, l'émission qui met en avant les parcours et les femmes aussi, qui font la différence.
- Bonjour et bienvenue. Aujourd'hui, je reçois la journaliste, réalisatrice, productrice, conférencière et auteure, c'est en fait, Stéphanie Briand.
- Bienvenue Stéphanie.
- Bonjour Judith.
- Bonjour. Vous venez dans ce studio avec votre tout dernier livre, Comment arrêter de foirer ses relations.
- Moi, ça m'a beaucoup amusée et ça m'a parlé aussi. C'est paru chez Actes Sud.
- Et vous analysez les mécanismes inconscients qui sabotent nos liens affectifs et vous nous donnez quelques clés concrètes pour en sortir tout un programme.
- Ça nous parle à toutes et à tous a priori. C'est parti pour Parlons Femmes.
- Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Alors, Parlons Femmes vous pose des questions, ma chère Stéphanie. Vous êtes prête ? Je suis prête.
- Quelle femme connue ? Quelle femme connue, selon vous, vous inspire une force radicale ? Maya Angelou, qui est une activiste des droits aux Etats-Unis, qui est aussi une poétesse, une productrice, une scénariste.
- Donc, elle a ce rôle de multicasquette et qui est une femme, je trouve, de principe.
- Et en fait, moi, j'ai beaucoup d'admiration pour les femmes de principe qui ont ces structures très fondamentales.
- Et côté français, ce serait Simone Veil aussi.
- Et toutes les deux, d'ailleurs, elles ont un point commun, c'est qu'elles ont vécu des histoires d'amour.
- Très longues, très intenses et très riches.
- Donc, les hommes ont été pour elles toujours des alliés et des appuis.
- Et ça, ça m'inspire beaucoup chez les femmes.
- Ça, c'est pas le féminisme qui vous inspire, en fait.
- C'est les femmes alliées et des hommes.
- Parce qu'on ne peut pas avancer sans être ensemble, finalement.
- Absolument, oui.
- Alors, quelle rencontre, si on a une, a profondément changé votre regard sur vous-même, Stéphanie Briand ? La rencontre avec la neurobiologie interpersonnelle.
- On va pousser un peu, parce que...
- Neurobiologie interpersonnelle, donc.
- Quand j'ai découvert le fonctionnement du cerveau et je vivais aux Etats-Unis et que, soudainement, j'ai eu un clic en me disant « Mais, waouh ! Je comprends l'adulte que je suis devenue.
- Je comprends qu'en réalité, je ne suis pas si originale que ça, que ma pensée ne m'appartient pas seulement à moi dans ma structure que je croyais très indépendante.
- Mais aussi, j'ai des mécaniques et des mécanismes qui se sont mis en place.
- Et donc, à partir de ce moment-là, j'ai commencé une petite révolution.
- Une petite révolution intérieure et extérieure.
- Vous n'êtes pas passée par la thérapie ? Non, je n'ai pas fait particulièrement de thérapie.
- J'ai fait plein de choses différentes.
- J'ai expérimenté plein de choses, mais non, je n'ai pas eu de thérapie au sens proprement dit.
- Oui, parce que finalement, si on réfléchit au cerveau, on se dit que c'est mécanique.
- Donc, on a moins besoin peut-être de réfléchir, paradoxalement.
- Oui, et puis, il y a quelque chose qui est dans l'oralité aussi.
- La thérapie, c'est quand même de mettre des mots sur des choses.
- Mais je crois aussi beaucoup au corps.
- Donc, parfois, on a besoin...
- D'aller débloquer des choses sans la compréhension, sans la mentalisation.
- Donc, moi, j'aime beaucoup comprendre.
- Mais je trouve que de ne pas se limiter à ça aussi, ça permet d'avancer.
- Et je vois des gens autour de moi qui ont une faculté d'évoluer absolument dingue.
- Parce qu'ils sont dans le mouvement.
- Et j'aime aussi cette notion-là.
- Donc, je crois qu'il y a des bonnes recettes qui sont très personnelles à chacun, en fait.
- Bien sûr.
- Est-ce que le leadership au féminin, il est enfin accepté, selon vous ? Ou simplement toléré, Stéphanie ? Non, moi, je pense qu'il est accepté.
- En revanche, il n'est pas toujours exercé de la bonne façon.
- Et je crois que quand on emprunte au code du pouvoir, en oubliant la notion d'autorité naturelle, et qu'on veut prendre l'ascendant, eh bien, là, on se trempe.
- Pas la conquête, parce qu'en fait, la conquête, c'est d'aller vers une direction.
- Oui, parce que d'aucuns, vous direz que la conquête, c'est...
Transcription générée par IA