Retranscription des premières minutes :
- La Caisse d'épargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Vous êtes sur Sud Radio et vous écoutez Parlons Femmes, l'émission qui met en avant les femmes qui font la différence.
- Bonjour à toutes et à tous.
- Agnès Bricard est experte comptable et commissaire aux comptes.
- Elle a marqué l'histoire de sa profession en devenant la première femme, attention, présidente du Conseil supérieur de l'Ordre des experts comptables en 2011.
- Bienvenue et bravo Agnès.
- Merci, bonjour.
- Merci de me recevoir.
- Vous êtes à la tête de votre cabinet, Agnès Bricard-Lacroix et associée.
- Récemment, vous êtes engagée aussi en tant que tête de liste dans l'huitième arrondissement de Paris, lors des élections municipales.
- On va en parler aussi, évidemment.
- Parlons Femmes sur Sud Radio, c'est maintenant.
- Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Parlons Femmes vous pose des questions, Agnès.
- Vous êtes prête ? Je suis prête.
- Quelle femme vous inspire une force radicale ? Elle peut être en vie, pas en vie, ce que vous voulez.
- Ça peut être un personnage, une femme forte comme ça, qui vous inspire la force.
- Moi, qui m'inspire la force, c'est vraiment Simone Veil.
- C'est vrai qu'elle est souvent citée, mais à juste titre.
- Mais c'est celle qui nous a tous impressionnées.
- Plus que certaines pourraient citer Simone de Beauvoir.
- J'ai beaucoup aimé Simone de Beauvoir.
- C'est vrai que ça a été une pionnière.
- Mais c'est sûr que Simone Veil nous a impressionnées.
- Par la force de sa résilience aussi, j'imagine.
- Absolument, il y a d'abord ça.
- Et puis, ses convictions, chevillées au corps.
- Et le fait qu'elle a bâti.
- Pour nous, les femmes, des positions fortes.
- Et qui sont aujourd'hui clairement affichées.
- Et pour lesquelles on continue à se battre.
- Quand à un moment ou à un autre, on risque peut-être de perdre des avantages.
- C'est vrai.
- C'est un phare dans la nuit pour certaines, effectivement.
- Est-ce que le leadership, à votre avis, au féminin aujourd'hui, il est accepté ou il est toléré ? Moi, je pense qu'il est vraiment accepté.
- Parce que, tout à chacun, on voit depuis plus de 10 ans, on va dire, que ce leadership féminin est issu quand même de cette loi Ziberman.
- Ziberman-Copé, vous avez l'oublié.
- Et que ce leadership au féminin, il s'est construit.
- Mais avec une légitimité, puisqu'il y avait cette obligation des 40%.
- Et surtout, il y avait aussi dans les sociétés, le fait, dans l'index de l'égalité de Muriel Pénicaud, bien qu'il va être abandonné par rapport à cette directive européenne qui arrive et qui approche, pour une application, c'est sûr, fin 2026.
- Mais au moins, on a vu apparaître, par exemple, que parmi les 10 personnes les mieux rémunérées dans les sociétés, au moins 40% des femmes, eh bien, seraient...
- 40%, pardon, des 10 personnes les mieux rémunérées seraient des femmes.
- Ah, c'est plutôt une bonne nouvelle.
- Donc, je trouve que quand on a 10 personnes les mieux rémunérées dans une société, eh bien, il est à constater que d'avoir 40% de femmes les mieux rémunérées, ça donne du sens à un leadership.
- Bien sûr.
- Donc, on est tout à fait légitimes.
- On est légitimes pour dire, oui, il y a eu des vraies avancées, dans le cas, non seulement de l'autonomisation des femmes, dans le cadre du leadership, dans le cadre de cette gouvernance.
- Alors, elle n'est pas encore totalement, je dirais, toujours prise en compte, cette gouvernance.
- Nous, on souhaite, évidemment, et on continue, un certain nombre de réseaux féminins à poursuivre ce combat sur cette gouvernance mixte.
- On voit que les choses changent, y compris d'avoir, pour la première fois, une femme à la DGFIP.
- Oui.
- Donc, ça, cette directrice, c'est quand même un grand moment, je dirais, de l'histoire, de même d'avoir eu cette première femme à l'Assemblée nationale.
- Donc, on voit bien que, finalement, peu à peu, les femmes sont convaincues de leur légitimité.
- C'était surtout sur ce point-là.
- Et les hommes aussi, j'ai envie de dire.
- De leur légitimité.
- Et aujourd'hui, on reconnaît que les hommes aussi, parce que, finalement, on constate que chez les hommes, il y a des choses qu'on ne fait plus, qu'on faisait,...
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