Retranscription des premières minutes :
- La Caisse d'épargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Et bien quand les femmes parlent, le monde avance. Et oui, oui, bienvenue dans Parlons Femmes sur Sud Radio.
- Cathy Collard-Jäger a construit sa carrière dans le retail, dans la grande distribution, avant de prendre la tête de la Maison Nicolas.
- Bienvenue Cathy. Merci beaucoup. Avec plaisir.
- Vous êtes dans un secteur qui est en pleine transformation. Les habitudes de consommation évoluent aussi vite d'ailleurs que les attentes des clients.
- Et vous, vous avez fait le choix de réinventer, sans renier l'héritage, c'est important.
- Votre vision est engagée, résolument tournée vers l'avenir et on aime ça. Bienvenue encore.
- Merci beaucoup. Avec plaisir.
- Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Alors Parlons Femmes vous pose des questions Cathy, vous êtes prête ? C'est parti.
- Trop ambitieuse, trop visible, trop directe, ça vous parle ? Ah oui. Je ne sais pas pourquoi. Quand je vous regarde, je me dis ça doit vous parler.
- C'est l'histoire de ma vie.
- Vous avez entendu ça beaucoup ? Oui, parce qu'en fait, moi j'ai démarré.
- Comme chef de rayon, vous voyez, et j'avais un rêve, je disais, voilà, et j'avais 23 ans.
- Et je disais, quand je serai grande, je serai directrice d'Hyper.
- Ah ouais ? D'accord.
- Et quand j'étais directrice d'Hypermarché, je disais, quand je serai encore plus grande, je serai directrice générale.
- Donc effectivement, dans mes entretiens d'activité, j'avais axe de progrès trop ambitieuse.
- D'accord.
- Puisque c'était il y a 30 ans.
- Donc effectivement, j'exprimais clairement mes rêves d'ambition et que c'était juste ça.
- Et il y a 30 ans, ça ne passait vraiment pas du tout.
- Et dans un milieu qui était la grande distribution.
- Très masculin.
- Très masculin, donc milieu très masculin.
- Comment vous avez fait ? Vous avez joué des coudes ? Vous n'avez pas fait attention ? Vous avez continué tout droit ? Oui, alors j'étais déterminée parce que ce métier, effectivement, me plaisait terriblement.
- Et puis, mon premier DRH me disait, écoute, si tu veux être choisie, si tu veux grandir, il va falloir que tu sois meilleure que les hommes.
- Ça, c'est vrai.
- Donc j'ai travaillé très dur, très fort, beaucoup.
- Et ça a bien payé.
- Et puis, finalement, ça a payé.
- Il y a la patience aussi.
- Oui, alors ce que je n'ai pas beaucoup.
- Mais effectivement, c'est plutôt un parcours en zigzag que j'ai pu faire, que j'ai trouvé long quand j'y étais, évidemment.
- Parce qu'on me disait à chaque fois, ceinture et bretelles.
- Ah oui, mais tu n'as pas encore fait ça.
- Tu n'as pas encore fait tes preuves à ce niveau-là.
- Mais il est vrai qu'une fois que je suis devenue PDG, j'étais très contente, finalement, d'être passée par tous les postes de l'entreprise.
- Et vous n'avez pas l'impression que la boucle est bouclée, quand même ? Ah non, je n'ai pas du tout l'impression que la boucle est bouclée.
- Non, non, au contraire.
- Je suis toujours, effectivement, animée de défis, animée de challenges, animée, effectivement, de choses à conquérir.
- Alors, vous êtes une courageuse.
- Et pour vous, quelle femme incarne le courage, du coup, chère Cathy ? Écoutez, je n'en ai pas forcément en tête.
- Parce que je me suis, d'une part, j'ai été construite, finalement.
- Je me suis construite, moi, dans un milieu qui était assez masculin.
- Alors, peut-être un homme, pour vous ? Oui, alors, mon premier manager, je dirais.
- Qui vous a pris la main ? Ça a plutôt été mon père.
- Ah ! Il vous a pris la main, ça, c'est sûr.
- Évidemment, sans se prendre du terme.
- Mais aussi, c'était, effectivement, mon premier manager privilégié, puisqu'il était militaire de carrière.
- D'accord.
- Et, effectivement, à chaque fois qu'il partait en exercice, il réunissait toujours son équipe à la maison.
- Et moi, j'étais très petite et je me disais, waouh, ils vont tous à la guerre.
- Et pour autant, ils ont des étoiles dans les yeux.
- Et c'est vrai que mon père me partageait cette idée d'engagement, de faire corps avec son équipe.
- D'être le premier des soldats.
- C'était extrêmement important, effectivement, quand on était...
- Il vous a élevé sans vous...
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