Retranscription des premières minutes :
- La Caisse d'épargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Vous êtes sur Sud Radio et vous écoutez Parlons Femmes, l'émission qui met en avant les femmes qui font la différence.
- Bonjour et bienvenue.
- Aujourd'hui, je reçois pour vous Karine Buisson, pardonnez-moi, qui est père aidante familiale au GHU Paris en psychiatrie, neurosciences, conférencière et auteure de « Maman, je ne suis pas malade, une mère » sous-titre.
- Face à la maladie psychiatrique de son enfant, c'est aux éditions Erol. Bienvenue Karine.
- Bienvenue à vous aussi, bienvenue. Je suis heureuse d'être là et un peu émue.
- Écoutez, je suis heureuse d'être avec vous. Et puis ça nous parle à toutes et à tous a priori ce sujet. C'est parti.
- Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Alors le concept de cette émission, c'est que je vais vous poser des questions déjà, qui sont les questions Parlons Femmes, ma chère Karine.
- La première étant, quelles femmes connues ou inconnues vous inspirent totalement ? Il y en a plusieurs.
- Allez-y.
- Une qui m'a toujours inspirée, c'est Simone Veil. Je pense que je ne suis pas la seule.
- Non, on l'entend beaucoup dans cette émission.
- Mais vraiment pour à la fois l'épreuve qu'elle a vécue, pour sa pudeur, pour son authenticité, et puis pour son engagement politique, et puis pour évidemment tout ce qu'elle a fait pour les femmes.
- Rapprochez-vous du micro.
- Voilà.
- Il y a aussi, dans les femmes qui m'ont marquée ces derniers temps, c'est Gisèle Pellicot, clairement.
- Parce que je trouve que ce qu'elle a osé faire en demandant une audience publique, c'était très fort.
- Et la manière dont elle transforme son épreuve, c'est remarquable.
- Et je trouve que c'est des belles leçons de résilience pour toutes les femmes.
- C'est vrai.
- Et puis je dirais aussi pour toutes ces femmes qui sont dans des associations bénévoles et qui aident tous les jours des aidants comme moi, qui ont vraiment besoin d'être soutenues.
- Je pense à elles aussi.
- Bien sûr.
- Je trouve qu'elles sont très inspirantes.
- Elles vous ont beaucoup aidé, vous ? Beaucoup ces derniers temps, parce que j'ai mis longtemps à trouver des associations.
- Je n'ai pas cherché.
- Je...
- Maintenant, évidemment, dès que je suis en contact avec des parents, je leur conseille, bien entendu, d'aller vers des associations pour les aider.
- Mais avant, je ne savais même pas que ça existait.
- Mais comme je ne savais même pas que les maladies psychiques étaient si nombreuses en France.
- Alors, on va le dire, la santé mentale, c'est la grande cause nationale 2025.
- C'est aussi la grande cause nationale 2026.
- Il y a 13 millions de Français qui sont touchés chaque année par un trouble psychique.
- Et puis, les familles autour sont en difficulté.
- Est-ce qu'il y a une rencontre dans tout ça pour vous qui a complètement déplacé votre regard sur vous-même dans votre chemin d'aidante ? Oui, il y a eu une rencontre avec un psychiatre qui m'a dit, vous ne vous en voulez pas, vous n'y êtes pour rien.
- Ça, ça m'a fait beaucoup de bien parce que...
- Vous pensiez que vous étiez fautive ? Parce que votre fils, on peut dire...
- Oui, bien sûr, mon fils a une maladie psychique sévère.
- Et j'ai mis longtemps avant de comprendre que...
- Que ce n'était pas vous.
- Que c'était...
- En tout cas, que tous les éléments successifs, le fait d'être un peu dans le déni au début, le fait de ne pas savoir comment bien réagir, le fait de le croire ou de ne pas le croire, le fait de ne pas avoir vu qu'il fumait du cannabis, le fait que j'ai eu une grossesse difficile, tout ça, en fait, ça faisait énormément de paramètres.
- Qui m'ont mis dans une posture de culpabilité.
- Et le jour où il m'a dit ça, je me suis sentie...
- J'ai un gros poids qui est sorti, qui est descendu de vos épaules.
- Et après, il y a eu une rencontre avec une femme qui, justement, est père aidante familiale.
- Donc, père aidante familiale, je vais expliquer quand même pour les éditeurs qui ne savent pas, c'est quelqu'un qui a vécu l'accompagnement d'un proche et...
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