Retranscription des premières minutes :
- La Caisse d'épargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Sud Radio, il est 13h30, bienvenue dans Parlons Femmes, l'émission de celles qui font bouger les lignes.
- Ravie d'être avec vous. Je reçois aujourd'hui Claire Géronimi, qui est entrepreneur, fondatrice de l'association Éclat de Femmes, vice-présidente de l'UDR et auteure du livre Bouleversant, le hall d'entrée pour eux, je n'avais pas le profil, c'est sorti chez Fayard. Bienvenue Claire.
- Bonjour, merci.
- Avec plaisir.
- Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Alors Parlons Femmes vous pose des questions, Claire. Vous êtes prête ? Oui, c'est bon.
- Quelle femme, connue ou inconnue, vous inspire une force radicale ? Marlène Schiappa, qui a écrit la préface de mon livre. Je pense, à mon sens, c'est une féministe engagée et qui sait faire la distinction entre soutenir toutes les victimes, peu importe le message politique qu'une victime peut incarner.
- Ça, c'est vraiment important, effectivement.
- En effet, Marlène Schiappa m'a... D'ailleurs, j'en parle dans mon livre.
- Marlène Schiappa m'a gentiment ouvert ses portes, 3-4 mois après mon agression, au moment où j'essayais de contacter beaucoup de figures féministes et...
- Qui ne vous répondaient pas.
- Qui, malheureusement, ne me répondaient pas, parce que je pense que mon viol était un peu trop politique au vu du profit de mon agresseur, qui était un agresseur sous OQTF.
- OQTF, oui.
- Exactement.
- Marlène Schiappa a su faire cette distinction et, justement, on a échangé ensemble et c'est elle qui m'a poussée, justement, à écrire le livre.
- Claire, pardon, je vous arrête, mais moi, je suis toujours choquée par les réactions de certaines féministes qui, effectivement, prennent partie quand ça les concerne en termes politiques ou en termes de vision.
- On peut parler aussi des femmes israéliennes qui n'ont pas été soutenues ou d'autres types de femmes qui sont victimes et qui sont méprisées.
- Les iraniennes aussi, on en parle très peu en ce moment.
- C'est quand même très étonnant que ces mouvements féministes ne prennent pas fait et cause pour les victimes, quelles qu'elles soient.
- Écoutez, je trouve ça autant étonnant que vous, malheureusement.
- Je trouve qu'à mon sens, quand on défend des femmes, on ne devrait pas mettre de couleurs politiques là-dedans.
- En fait, on défend toutes les femmes et c'est ce que j'essaye d'incarner.
- Moi, je n'ai pas été soutenue par ces féministes de gauche.
- Je n'ai pas eu mon nom sur les pancartes lors de la manifestation du 8 mars.
- C'est-à-dire que, pourtant, j'avais pris la parole.
- Et, pour autant, il y a des victimes qui sont plus facilement défendables.
- Peut-être parce que, moi, en politique, on le voit, justement, les victimes, malheureusement, du 7 octobre ne sont pas défendues parce que ce n'est pas dans leur idéologie politique.
- Et c'est ça qui, à mon sens, est dérangeant.
- Ça pose problème, oui, clairement.
- Est-ce qu'il y a une rencontre, du coup, qui a profondément changé votre regard sur vous-même ? Vous allez me redire Marlène ? Je dirais Marlène. Je dirais également...
- Qui a écrit un livre très bien qui s'appelle La Machosphère, qui vient de sortir.
- Exactement. On a presque sorti notre livre ensemble.
- Donc, comme quoi, on se suit pas mal.
- Non, je dirais, sinon, je pense Mon Chien, Léon, où j'accorde un petit passage sur lui.
- Léon est arrivé au moment où c'était le plus compliqué dans ma vie.
- C'était vraiment après tout le stress post-traumatique.
- Donc, deux, trois mois après mon agression, vraiment, j'étais au plus bas.
- Et j'ai décidé de prendre ce petit chien.
- Je rêvais d'en prendre un depuis un petit moment.
- Et puis, en fait, le fait de devoir être à charge d'un animal, de devoir le sortir, le promener, l'éduquer, c'est ça qui m'a permis de retrouver un peu de ma force, de me réapproprier aussi.
- L'espace urbain, tout simplement.
- Et je pense que c'est lui qui a été une de mes plus belles rencontres et qui, maintenant, fait partie prenante de ma vie.
- C'est beau.
- Est-ce que, pour vous, le leadership au féminin, il est enfin accepté ou il est juste toléré en ce moment ? Le leadership au féminin, moi, je trouve qu'il est accepté.
- Je vois...
Transcription générée par IA