Retranscription des premières minutes :
- La Caisse d'Epargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Parce que chaque femme qui parle ouvre un chemin pour les autres, Parlons Femmes sur Sud Radio, bienvenue à toutes et à tous.
- Elle a partagé la scène avec des sacrés groupes, Zizi Top, M, Ringo Starr, Beth Hart.
- Elle enflamme le blues rock avec une voix qui ne transige pas.
- La chanteuse, guitariste et auteure, compositrice aussi, Gaëlle Busuel, elle revient avec un nouveau single très engagé pour nous les femmes, et c'est un concentré d'énergie et de vérité, autant dire que vous avez votre place dans cette émission.
- Bienvenue Gaëlle.
- Merci, merci beaucoup, bonjour à tout le monde.
- C'est Parlons Femmes.
- Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Alors Parlons Femmes pose des questions, vous le savez Gaëlle ? D'accord.
- Vous êtes prête ? Je suis prête, je suis prête.
- Et très contente d'être là surtout.
- Bah écoutez, c'est un plaisir partagé.
- Quelle femme incarne le courage sans compromis pour vous ? Tina Turner.
- Ah ouais, je suis d'accord.
- Expliquez-moi, je sais pourquoi, mais peut-être que vous avez d'autres raisons.
- Alors c'est sorti tout seul en plus, mais c'est vraiment une...
- Alors c'est une artiste et une femme que j'aime énormément, parce qu'elle a été...
- Elle a énormément représenté les femmes dans le milieu du rock, et surtout avec la vie personnelle qu'elle a pu avoir en tant que femme.
- Pas toujours simple.
- Voilà, vraiment pas simple.
- C'est une rescapée quoi.
- Voilà, une rescapée qui a su prendre sa place, vraiment prendre sa place, exister et dire non, pour continuer en fait à pouvoir être la personne qu'elle avait envie d'être.
- Merci.
- C'est marrant que vous le dites, Tia, parce que la prochaine question, c'est à quoi avez-vous dit non pour dire oui ensuite ? À quoi j'ai dit non pour dire oui après ? Alors, à quoi j'ai dit...
- Maintenant que je suis devenue maman, je dis non à beaucoup de choses.
- En fait, c'est juste...
- Je pense que c'est une force d'avoir ma petite.
- Elle va bientôt avoir trois ans, là.
- Avant, je disais toujours...
- Pas toujours oui, mais on a toujours peur de vexer les gens, etc.
- Et en fait, non, c'est pas une mauvaise réponse, en fait, par moment.
- Et je pense que...
- Mais vous dites non pour vous aussi, pas que à votre fille, quand même.
- Ah oui, non, maintenant, je le dis pour moi aussi.
- En fait, c'est grâce à votre enfant que vous avez commencé à dire non pour vous, c'est ça ? Oui, exactement, oui.
- De le dire beaucoup plus facilement, s'imposer beaucoup plus.
- D'autant plus parce que c'est une fille et que vous êtes une femme et qu'il y a un exemple.
- Exactement.
- Exactement, oui.
- Peut-être aussi.
- Oui, oui, c'est ça.
- Ou alors qu'elle me donne une force supplémentaire pour être la personne que j'ai envie d'être, en fait.
- J'ai plus de temps à perdre.
- Voilà, on doit avancer et se préserver aussi.
- C'est surtout ça.
- Et non n'est pas une mauvaise réponse pour avancer.
- C'est beau.
- C'était Neil Black, le premier guitariste américain avec qui j'ai travaillé sur mon premier album.
- Il m'avait toujours expliqué, il me disait, tu sais, pour bien avancer, non n'est pas une mauvaise réponse.
- Au contraire.
- Voilà, exactement.
- Et ça, c'était super.
- Parce que si on dit oui à tout, on s'en sort pas, en fait.
- Exactement.
- On se perd dans la masse, quoi.
- Exactement.
- Du oui.
- Oui.
- C'est le cas de le dire.
- Je serais très mauvaise au jeu du ni oui ni non, moi.
- Je pense que voilà.
- Est-ce que, la réponse elle va à toi aussi, mais est-ce que le pouvoir, le pouvoir féminin, ça fait encore peur, du coup ? Maintenant que vous dites non.
- Alors, voilà, en fait, il faut que je réponde par oui ou non, en fait, c'est ça ? Le pouvoir féminin ou non, moi, je trouve pas qu'il fasse peur.
- Après, en tant que femme, j'ai une vision qui sera forcément différente des hommes ou quoi que ce soit.
- Mais je trouve que, moi, je suis toujours à voir que chacun a sa place, chacun...
Transcription générée par IA