Retranscription des premières minutes :
- La Caisse d'épargne Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Parce que chaque femme qui s'impose dans le sport fait avancer toutes les autres.
- Parlons Femmes, sport au féminin sur Sud Radio, c'est maintenant.
- Bienvenue à toutes et à tous.
- Alors je vous rappelle qu'aujourd'hui c'est le dernier jour de la semaine nationale en faveur du sport féminin et qu'il y a encore pas mal de boulot.
- Pour en parler, je reçois la vice-championne olympique à Athènes, une multiple championne de France.
- Elle a marqué l'histoire de la natation française.
- Malia Mettella, bienvenue.
- Merci.
- Avec plaisir.
- Alors vous avez su transformer la performance sportive en engagement, en inspiration.
- Vous êtes entrepreneur, consultante, personnalité médiatique, voire respectée du sport et de la société.
- Une championne dans l'eau, une championne dans la vie j'ai envie de dire.
- Oui, il faut.
- Comme tout le monde.
- Parle en femme.
- Malia Mettella.
- Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
- Alors vous savez Malia, Parlons Femmes vous pose des questions là.
- Je les ai un peu orientées sport quand même, c'était logique.
- Alors pour vous, quelle sportive incarne le courage sans compromis ? Quelle sportive ? Marie-Josée Pérec.
- Ah ouais.
- Alors vas-y, dis-toi un peu pourquoi.
- Pour moi, Marie-Jo, c'est un vrai parcours de résilience.
- Et elle a eu en fait une éducation, une bataille et une justesse dans les paroles de sa grand-mère qui ont fait qu'elle est devenue cette femme forte.
- Donc c'est la transmission qui est la...
- Qui l'a fait grandir quoi.
- Qui l'a fait grandir et qui la mettait aussi en...
- Pardon.
- Qui lui permettait de grandir en faisant attention à ce qu'elle pouvait rencontrer dans sa vie.
- Des moments compliqués, des moments difficiles.
- Et quand elle était forte, l'encouragement.
- Et en fait, tous ces mots de sa grand-mère qui l'ont porté pendant toute sa carrière.
- Et encore, parce qu'à chaque fois qu'elle m'en parle, elle a toujours des histoires.
- Et c'est toujours des histoires que sa grand-mère lui racontait.
- Donc finalement, ce qui vous intéresse chez elle aussi, c'est qu'elle a toujours su rebondir, quelles que soient les difficultés.
- Exactement.
- Elle a toujours su, peu importe les messages qu'on essayait de lui mettre et les étiquettes.
- C'est vrai qu'il y a eu des moments où ça a été très compliqué pour elle.
- Et justement, à travers ça, elle a réussi à se dire « Bon, je suis aussi une femme et je peux rebondir d'une autre manière et faire en sorte... » Et puis en fait, comme elle, vous faites partie de l'équipe.
- Et puis en fait, comme elle, vous faites partie de l'équipe.
- Vous faites partie d'une génération où il n'y avait pas beaucoup de sportives, en fait.
- Non, on faisait en sorte d'être des vrais modèles pour cette jeunesse, en tout cas.
- Et montrer qu'on avait une force en tant que femmes dans le sport aussi.
- On était capables de le faire.
- Vous êtes des précurseuses un peu.
- Oui, complètement.
- Et ce n'est pas le fait qu'on soit femmes, c'était la performance qu'on montrait qu'on était capables autant que les hommes.
- Et ça, ce n'était pas évident à l'époque.
- Non, pas évident.
- Surtout pour Marie-Jo, à l'époque, c'était la seule, la première à partir, aux Etats-Unis, à faire en sorte triple championne olympique.
- Et ensuite, moi, c'était après les années 2000, où j'étais la seule femme noire, en tout cas, à être montée sur le podium en France.
- Donc oui, c'est des images.
- En termes de symboles, c'est énorme.
- C'est énorme.
- C'est des images.
- Vous êtes des vrais rôles modèles.
- Vous avez ouvert les portes, en fait, pour les gamines.
- Oui, les petites filles se disent, moi aussi.
- Et c'est pour ça qu'il y a beaucoup de copains et de copines qui me disent, moi, ma fille, c'est grâce à toi.
- Elle a vu que c'était possible.
- Et qu'elle pouvait aussi aller faire de la natation grâce à toi.
- Ça, c'est hyper gratifiant, Malia.
- Mais tellement.
- Mais on ne se rend pas compte.
- C'est vraiment le après.
- Vous avez besoin que les gens vous le disent, en fait.
- Non, ce n'est pas que j'ai besoin.
- C'est que je suis surprise.
-...
Transcription générée par IA