Alors que de nombreuses villes de France déplorent une chasse aux voitures et une épidémie de stationnements payants qui ont fait baisser drastiquement leur activité en détournant les habitants des centres-villes, la ville de Besançon a décidé de prendre le contre-pied. Et d'écouter ses commerçants. Depuis le 1er septembre, près de 3 000 places sont en effet gratuites du lundi au vendredi, de 12h à 14h30.
« Il s’agit d’une demande qui vient des commerçants », souligne le maire de la ville, Ludovic Fagaut, au micro de Sud Radio. Pour lui, cette évolution doit permettre de faciliter l’accès au centre-ville et de soutenir l’activité commerciale durant la pause méridienne. Une mesure incitative destinée à renforcer l’attractivité du cœur de ville et de « rebooster » sa fréquentation, qui concerne l’ensemble des parkings de Besançon, qu’ils soient en ouvrage ou en surface.
Deux heures gratuites
La mise en place de ce nouveau système prévoit également les cas où les automobilistes reprendraient leur véhicule au-delà des deux heures gratuites : s’ils sont toujours dans le créneau 12h-14h30, ils n’auront à s’acquitter que des minutes supplémentaires. Soit une demi-heure au maximum. Attention cependant, les usagers qui entreront dans les parkings concernés avant le créneau ou en qui en sortiront après (s’ils se sont garés à 11 h 50 par exemple, ou s’ils repartent à 15 h) devront régler l’intégralité du temps de stationnement.
🚗 "Il fallait renforcer l'attractivité de notre centre-ville " #PetitMatin
— Sud Radio (@SudRadio) September 4, 2026
💬 Ludovic Fagaut (@FAGAUT1), maire de Besançon instaure la gratuité du stationnement dans sa ville
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Le changement de réglementation ne se limitera pas à la Boucle. Le quartier des Chaprais, particulièrement fréquenté pour ses commerces, connaîtra lui aussi une évolution de ses règles de stationnement. La durée de stationnement gratuit en voirie passera de 15 à 30 minutes.
L'attractivité économique au cœur des priorités
Aucun objectif chiffré n’a pour l’heure été avancé par les élus. Ludovic Fagaut a cependant rappelé que l’efficacité de la gratuité du stationnement pendant l’heure de midi fera l’objet d’une évaluation d’ici un an. Pourtant, une marge de progression semble se dessiner. « Aujourd’hui, environ 30 % des places en ouvrage sont inoccupées pendant le midi », précise Ludovic Fagaut. La gratuité doit donc permettre de mieux utiliser ces capacités disponibles.
La mesure aura néanmoins un coût pour les collectivités. Sur les 3,2 millions d’euros de recettes annuelles générées par le stationnement payant à Besançon, la gratuité de la pause méridienne devrait entraîner une perte estimée à 66 000 euros par an pour la ville et la métropole. Mais l’attractivité économique est au cœur des priorités affichées par Grand Besançon Métropole, et de nombreux autres maires de France seraient bien inspirés de suivre l'exemple de leur homologue doubiste.