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Scandale : un logisticien des attentats de Paris bientôt libérable en Belgique !

ECLAIRAGE SUD RADIO - Condamné à 30 ans de réclusion par la justice française pour son rôle dans les attentats du 13 novembre 2015, Mohamed Bakkali purge sa peine en Belgique, où la loi lui permet de demander une libération conditionnelle dès le tiers de sa peine effectué. Les parties civiles sont sous le choc. Explications.

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Considéré comme le logisticien des attentats du 13 novembre 2015, Mohamed Bakkali a été condamné en France à 30 ans de réclusion et incarcéré cette même année, assortis d'une période de sûreté fixée aux deux tiers de la peine. Mais depuis son transfert vers la Belgique en 2023, dans le cadre d'une clause de retour, c'est le droit belge qui s'applique à sa détention.

Libérable depuis 2025

Seulement, la législation belge sur les périodes de sûreté, entrée en vigueur en 2017, n'existait pas encore au moment des faits reprochés. Elle ne peut donc pas lui être appliquée rétroactivement. Résultat : le détenu belgo-marocain, âgé de 39 ans, peut prétendre à une libération dès le tiers de sa peine purgée, et non aux deux tiers prévus par la décision française. Autrement dit, il est potentiellement libérale depuis 2025 ! 

Selon les éléments transmis à la justice, Mohamed Bakkali est éligible à des permissions de sortie depuis février 2022, à une sortie sous bracelet électronique depuis août 2023, et à une libération conditionnelle depuis février 2024. Une audience doit se tenir le 29 septembre devant le tribunal d'application des peines de Bruxelles pour statuer sur cette demande.

Il a déjà eu droit à 5 permissions de sortie

Le tribunal bruxellois s'est jusqu'ici appuyé sur un dossier jugé favorable : rapport positif du service psychosocial de la prison, suivi thérapeutique, participation à des programmes de déradicalisation, comportement décrit comme irréprochable, engagement dans une démarche de justice restaurative, et obtention d'un master en sociologie pendant sa détention. 

Ces éléments lui ont valu cinq permissions de sortie de douze heures chacune, malgré une suspension temporaire après un incident survenu en août 2025, avant que ces mesures ne soient de nouveau accordées par un jugement rendu en janvier 2026. Le tribunal a par ailleurs relevé le « fort sentiment de culpabilité » exprimé par le détenu, estimant qu'aucun obstacle légal ne s'opposait à ces sorties.

Des parties civiles sous le choc

Pour les parties civiles, cette perspective de libération est difficile à admettre et à encaisser. Lors du procès, le parquet national antiterroriste avait requis la réclusion criminelle à perpétuité contre celui qu'il qualifiait de « surintendant de la terreur », soulignant qu'il était « le seul membre de la cellule qui connaissait les six planques belges ». Une avocate générale avait également insisté sur le « rôle crucial » joué par Mohamed Bakkali dans la préparation des attaques.

Pour tenter d'expliquer la procédure et informer les parties civiles de leurs droits avant l'échéance du 29 septembre, les autorités belges ont convoqué une réunion d'information ce mercredi au consulat de Belgique à Paris. Le Parquet national antiterroriste y participera également et a déjà fait savoir qu'il partageait les inquiétudes suscitées par ces décisions chez les victimes.

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