Rolland Courbis, figure haute en couleur du football français, s’est éteint ce lundi 12 janvier 2026 à l’âge de 72 ans. Entraîneur charismatique, consultant populaire, conteur hors pair… il laisse derrière lui une empreinte unique. Et parmi ses nombreuses punchlines, analyses et anecdotes, une restera gravée dans la mémoire collective : celle d’avoir donné le surnom "Zizou" à la légende, Zinedine Zidane.
« Ziz, je ne peux pas… Zizou ! »
Lorsque Zinedine Zidane arrive aux Girondins de Bordeaux en 1992, il n’est encore que “Yazid”, un jeune milieu prometteur venu de Cannes. Rolland Courbis, alors entraîneur du club, cherche rapidement un diminutif plus percutant. Selon ses propres récits, il teste d’abord “Ziz”, mais abandonne aussitôt : « Ziz, je ne peux pas… Zizou ! » expliquait-il dans une interview, amusé par la sonorité qui lui “faisait mal aux oreilles”. Le surnom “Zizou” jaillit alors spontanément. Courbis, connu pour son sens de la formule, ne se doute pas qu’il vient de créer l’un des noms les plus iconiques de l’histoire du sport français.
🚨 Mort de Rolland Courbis, un personnage haut en couleur du foot français
— Sud Radio (@SudRadio) January 12, 2026
⚽️ Un joueur et un entraîneur au style inimitable : https://t.co/qEdXQrkrdO
Zidane lui-même reconnaissait la paternité du surnom
Zinedine Zidane n’a jamais contesté l’origine du sobriquet. Dans une interview pour ses 50 ans, il confirmait dans les colonnes de So Foot : « C’est Rolland Courbis qui l’a balancé à Bordeaux. C’est lui qui a la paternité de Zizou. » Ce surnom deviendra mondialement célèbre après la Coupe du monde 1998, lorsque Zidane inscrit son doublé de la tête en finale. À partir de là, “Zizou” dépasse le cadre du football : il devient un symbole national.
Une anecdote que Courbis adorait raconter
Jusqu’à ses derniers mois, Rolland Courbis aimait rappeler cette petite histoire, qu’il racontait volontiers sur les plateaux télé ou lors de tournages, comme celui de la série Léo Mattéï à l’automne dernier. Ce n’était pas de la vanité : plutôt la fierté d’avoir accompagné un jeune talent devenu l’un des plus grands joueurs de l’histoire.