Quatre militants de la Coordination rurale de la Haute-Garonne, dont le président du syndicat, ont été condamnés ce mercredi 8 avril par le tribunal correctionnel de Toulouse à quatre mois de prison avec sursis.
🚜Quatre agriculteurs de la Coordination rurale (CR) de Haute-Garonne seront jugés pour des dégradations sur des transformateurs Enedis #agriculteursencolère
— Sud Radio (@SudRadio) February 13, 2026
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Les faits remontent à une action menée en janvier dernier, alors que le monde agricole était en pleine mobilisation dans le département.
73 transformateurs endommagés
Concrètement, ils ont été reconnus coupables de dégradations et de vols en réunion après avoir notamment endommagé 73 transformateurs électriques lors de cette action.
Ces dégradations avaient provoqué d’importantes coupures de courant, privant plus de 4 000 foyers d’électricité dans les secteurs de Saint-Gaudens, Carbonne, Cazères et Saint-Lys.
"L'objectif était d'embêter l'État"
Tout juste sorti du tribunal, devant des agriculteurs réunis pour les soutenir, Maxime Moreau, le président de la Coordination rurale de la Haute-Garonne, affiche sa détermination, malgré cette condamnation à quatre mois de prison avec sursis : "On a été entendus, après, est-ce que ça remontera là-haut ? Je l'espère, je le souhaite", a-t-il déclaré au micro de Sud Radio.
"Quand on a fait cette action-là, c'était pour embêter l'État parce qu'ils ne sont plus à l'écoute des agriculteurs", a-t-il également affirmé pour justifier cette action
"Ils se battent pour leur métier"
Lors de l'audience, les quatre exploitants ont évoqué des revenus très faibles, parfois inférieurs à 600 euros par mois pour un couple, et des difficultés qui s’accumulent. Dans la salle, Emmanuelle était venue soutenir son mari : "Ils ont exprimé leur détresse agricole, leur détresse au quotidien, la vie de tous les jours qui est très compliquée. Ça a été très touchant", témoigne-t-elle
"Moi, je ne suis pas juge, je ne suis pas procureure non plus. Je vois des hommes et des femmes qui se battent pour garder leur métier", explique de son côté Véronique Rousseau, mère d’une agricultrice de Labastide-Dussalat, en Ariège.
Au-delà de la peine de quatre mois de prison avec sursis, les quatre agriculteurs ont également été condamnés à une amende de 50 euros avec sursis pour chaque compteur Enedis dégradé.