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Proxénétisme : Faut-il interdire OnlyFans et MYM ?

Faut-il interdire OnlyFans et MYM pour lutter contre le proxénétisme ? Une créatrice de contenus témoigne sur l'antenne de Sud Radio.

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Faut-il interdire OnlyFans et MYM pour lutter contre le proxénétisme ? (Loic VENANCE - AFP)

Les députés ont adopté en commission le 23 septembre dernier la proposition de loi contre les violences sexistes et sexuelles. Elle arrivera dans l’hémicycle le 1er octobre prochain. L’occasion de réviser la définition du proxénétisme. Une créatrice de contenus en colère témoigne sur l'antenne de Sud Radio.

Proxénétisme : "cela va créer l'effet inverse"

"Nous avons très peur des conséquences que cela pourrait avoir, explique Carmina, créatrice de contenu pour adultes sur les plateformes en ligne, au micro de Jacques Cardoze, sur l’antenne de Sud Radio. Il y a aussi un peu de colère car cette proposition nous place en fait directement comme des victimes. Elle nie notre autonomie. Cela peut nous faire perdre des revenus, notre moyen de subsister, la sécurité que l’on peut avoir quand on travaille en ligne et de chez soi."

Selon la députée Horizons Isabelle Rauch, "l’achat de services sexuels en ligne est la porte d’entrée vers le proxénétisme et la prostitution physique", soulignant "les ravages de ces plateformes sur ces jeunes femmes qui se prostituent." "Il n’y a aucune étude ni preuve pour affirmer cela. Les mesures proposées dans cette nouvelle loi vont créer l’effet inverse de ce qu’elle prétend faire. On va priver des femmes de leur revenu, avec des risques de basculer dans la clandestinité."

"Ce n'est pas de la prostitution"

"Il y a vraiment une confusion complète qui est faite entre le travail en ligne, la pornographie, et le travail dans la rue, estime Carmina, créatrice de contenu pour adultes sur les plateformes en ligne, sur l’antenne de Sud Radio. En plus, cette loi propose d’étendre le délit de proxénétisme aux personnes avec qui on travaille. Nous allons nous retrouver seules, isolées. On ne pourra plus faire appel à des professionnels pour travailler dans de bonnes conditions."

Les clients seraient sanctionnés à hauteur de 1500 à 3000 euros sur le modèle de la loi de 2016 sur la prostitution. "Nous faisons des contenus vidéos, du cinéma, de la pornographie. Ce n’est pas de la prostitution. La prostitution suppose un contact physique, un acte réel avec le client. Ce n’est pas nous qui le disons mais la Cour de Cassation. Le sénat l’a confirmé. Ces plateformes sont des entreprises, contrôlées, qui contrôlent l’âge des personnes qui se connectent dans un sens et dans l’autre. Ces contenus sont vérifiés et modérés. Risquer de perdre ces plateformes mènerait à travailler sur des plateformes qui ne sont pas contrôlées."

Carmina, créatrice de contenu pour adultes sur les plateformes

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