Les accidents cardiaques liés à l’activité sexuelle sont extrêmement rares. Et pourtant, on peut (vraiment) mourir d'un orgasme. Lorsqu’un décès survient pendant ou après un rapport, l’orgasme n’est généralement pas la cause directe. Il s’agit le plus souvent d’un problème cardiovasculaire sous-jacent.
Qu’est-ce que l’épectase ?
À l’origine, le mot épectase vient du grec et possède une signification religieuse sans rapport avec la sexualité.
Aujourd’hui, dans le langage courant, il désigne généralement une mort survenant pendant un rapport sexuel ou au moment de l’orgasme.
Peut-on vraiment mourir pendant un orgasme ?
Oui, mais c’est exceptionnel. Pendant un rapport sexuel, le rythme cardiaque augmente, la respiration s’accélère et la pression artérielle peut monter temporairement.
Chez une personne en bonne santé, cela ne représente généralement aucun danger. En revanche, chez une personne souffrant d’une maladie cardiaque, d’un trouble du rythme ou d’une anomalie cardiovasculaire parfois inconnue, cet effort peut exceptionnellement déclencher un accident.
Ce n’est donc généralement pas l’orgasme qui tue, mais une pathologie préexistante qui se manifeste à ce moment-là.
Mourir pendant l’amour reste extrêmement rare
Une étude publiée dans JAMA Cardiology a analysé 6 847 morts subites cardiaques. Seulement 17 décès, soit environ 0,2 %, sont survenus pendant ou dans l’heure suivant un rapport sexuel.
Pour l’immense majorité de la population, faire l’amour ne représente donc pas un danger particulier pour le cœur.
Pourquoi le cœur bat-il si vite pendant l’orgasme ?
Pendant l’excitation sexuelle, le système nerveux s’active et le rythme cardiaque augmente progressivement jusqu’à l’orgasme. Cette sensation peut être impressionnante, mais elle est généralement parfaitement normale. L’effort cardiovasculaire lié à une relation sexuelle reste souvent comparable à celui d’une activité physique modérée.
Qui présente le plus de risques ?
Le risque est surtout plus important chez les personnes présentant déjà :
- une maladie cardiovasculaire
- des troubles du rythme
- une hypertension importante
- certaines maladies cardiaques génétiques
- des symptômes inhabituels pendant un effort
Une personne ayant une maladie cardiaque peut généralement conserver une vie sexuelle normale lorsque son état est stabilisé, après avis médical si nécessaire.
Quels symptômes doivent alerter ?
Une accélération du cœur est normale. En revanche, certains signes doivent inciter à consulter :
- douleur ou forte oppression dans la poitrine
- essoufflement important
- perte de connaissance
- palpitations inhabituelles
- mal de tête brutal et extrêmement violent
Médicaments contre les troubles de l’érection : attention aux interactions
Certains médicaments contre les troubles de l’érection peuvent être dangereux lorsqu’ils sont associés à des traitements contenant des dérivés nitrés utilisés contre l’angine de poitrine. En cas de traitement cardiovasculaire, mieux vaut demander conseil à un médecin ou à un pharmacien.
Alors, peut-on mourir de plaisir ?
Oui, une mort subite peut exceptionnellement survenir pendant un rapport sexuel ou autour de l’orgasme. Mais ces situations restent extrêmement rares. Dans la majorité des cas, l’orgasme n’est pas responsable du décès : il agit plutôt comme le contexte dans lequel un problème cardiovasculaire déjà présent se manifeste.
Pour une personne en bonne santé, il n’y a donc aucune raison de craindre de « mourir d’un orgasme ».
FAQ
Qu’est-ce que l’épectase ?
Dans le langage courant, l’épectase désigne une mort survenant pendant un rapport sexuel ou au moment de l’orgasme.
Peut-on faire une crise cardiaque pendant l’amour ?
Oui, mais cela reste extrêmement rare et concerne surtout les personnes présentant déjà une pathologie cardiovasculaire.
L’orgasme est-il dangereux pour le cœur ?
Pour la très grande majorité des personnes, non. L’augmentation du rythme cardiaque pendant l’orgasme est une réaction physiologique normale.
Peut-on mourir pendant un rapport sexuel lorsqu’on est jeune ?
C’est possible mais extrêmement rare, notamment en présence de certaines maladies cardiaques ou anomalies du rythme non diagnostiquées.