D’après le PNAT, 35 terroristes islamistes sortiront de prison en 2026.
« Oui, ils s’ajouteront aux 46 libérés en 2025 parmi lesquels Brahim Bahir, qui a attaqué des gendarmes au couteau à l’Arc de triomphe vendredi dernier. Il avait été condamné en 2013 pour le même attentat à Bruxelles.
"Il n’y a pas d’anomalie ni de laxisme"
Depuis la création du Parquet national antiterroriste (PNAT) en 2019, il y a eu 101 procès d’assises et 340 détenus libérés. Et ils seront de plus en plus nombreux et dangereux car les condamnés de 2015 arrivent. En prime, en Syrie nous avons abandonné les Kurdes qui gardaient des milliers de djihadistes que les soldats d’Ahmed Al-charrah ont laissé filer. Potentiellement des centaines de terroristes islamistes se baladent dans la nature.
Alors la question des sortants de prison est particulièrement épineuse. Il n’y a pas d’anomalie ni de laxisme. Ils ont purgé leur peine. Tous sont soumis à un contrôle judiciaire et administratif et le PNAT fait du sur-mesure. Concrètement, ça consiste à pointer. Et pointer ça n’empêche pas de recommencer. Si le PNAT communique c’est pour montrer qu’il n’y a pas de trou dans la raquette. Le problème, c’est la raquette. Ces sortants ont recouvré le droit fondamental d’aller et venir. Donc la possibilité de récidiver. »
🇫🇷 D’après le PNAT, 35 terroristes islamistes sortiront de prison en 2026.
— Sud Radio (@SudRadio) February 19, 2026
🗣️ @ELevyCauseur :"Le risque de tomber sur un de ces individus est statistiquement très faible. Si l’Etat ne sait pas quoi faire, on peut toujours compter sur la chance"
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"C’est un sacré casse-tête"
Mais que faut-il faire ?
« C’est un sacré casse-tête car la loi a déjà été durcie. Dans le cadre de l’état de droit, on ne peut pas faire grand-chose de plus sinon renforcer le suivi, ce qui demande plus de policiers. Commençons par renoncer au bobard de la déradicalisation et aux programmes afférents. On ne sait toujours pas extirper les mauvaises idées et les pulsions meurtrières des cerveaux humains.
"On peut toujours compter sur la chance"
Il faut savoir qu’une proportion inconnue des sortants rêve encore de djihad et on n’y peut rien. Un ami me suggère que ces criminels ont pris les armes contre nous au nom d’une entité étrangère et doivent être traités comme des prisonniers de guerre, donc qu’on les garde tant que la guerre n’est pas finie. C’est un peu tiré par les cheveux et ça supposerait de créer un Guantanamo, j’imagine les palabres parlementaires.
Il y a la solution à l’israélienne, l’exécution méthodique des terroristes traités en ennemis. Avec ça c’est une déradicalisation assurée. François Hollande a bien ordonné quelques assassinats ciblés, mais c’était en Syrie. Chez nous, nous sommes bien élevés. Au final, inutile de s’affoler. Le risque de tomber sur un de ces individus est statistiquement très faible. Alors si l’Etat ne sait pas quoi faire, on peut toujours compter sur la chance. »
Retrouvez Soyez Libre dans le Grand Matin Sud Radio au micro de Patrick Roger.