La commission d’appel de la DNCG (Direction Nationale de Contrôle et Gestion) a confirmé ce mercredi l’exclusion des Girondins de Bordeaux des Championnats nationaux, entérinant la décision prononcée le 30 juin dernier. Cette confirmation scelle la rétrogradation administrative du FCGB, incapable de présenter les garanties financières exigées pour évoluer en Ligue 2 ou même en National.
Le fonds d’investissement Sparta Capital, nouvel actionnaire censé relancer le club, n’a pas réussi à réunir ce matin les 10 millions d’euros nécessaires pour engager la saison 2026-27. Sa tentative de trouver un investisseur complémentaire s’est également soldée par un échec. Le couperet est tombé : Bordeaux repartira au niveau régional.
Un géant à terre
Pour un club six fois champion de France, vainqueur de trois Coupes de France, deux Coupes de la Ligue et habitué aux joutes européennes, la chute est vertigineuse. Le FCGB, institution fondée en 1881, rejoint désormais un championnat où évoluent des clubs amateurs, loin des lumières du Matmut Atlantique et des soirées européennes.
Cette relégation administrative n’est pas seulement un déclassement sportif : c’est une fracture identitaire. Bordeaux, c’est une ville, une région, une histoire, mais aussi une base de supporters fidèles, qui ont traversé les crises mais n’avaient jamais imaginé voir leur club tomber si bas et évoluer à la rentrée à ce niveau.