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Interdiction de stade pour les supporters une preuve de faiblesse de l'État ? 

Par La rédaction

GROS PLAN SUD RADIO - À 18 heures, Nîmes accueille l’AS Cannes. C’est la première place de la National 2, c’est-à-dire la quatrième division, qui se dispute et, pour l’occasion, les supporters cannois pensaient être interdits de faire le déplacement, avant un revirement du tribunal administratif.

À 18 heures, Nîmes accueille l’AS Cannes. C’est la première place de la National 2, c’est-à-dire la quatrième division, qui se dispute et, pour l’occasion, il n’y aura pas de supporters cannois.
À 18 heures, Nîmes accueille l’AS Cannes. C’est la première place de la National 2, c’est-à-dire la quatrième division, qui se dispute et, pour l’occasion, il n’y aura pas de supporters cannois.

De la Ligue 1 aux divisions amateurs, les interdictions de déplacement se multiplient. Aujourd’hui, ce sont les supporters, et surtout l’AS Cannes, équipe de National 2, qui pensait en faire les frais. Les supporters du club de football étaient initialement interdits de déplacement, avant que tribunal administratif ne suspende cet arrêté ce vendredi 24 avril. Mais cela pose une question plus profonde, notamment sur les capacités de l'État à assurer la sécurité des stades et des grands événements.

« En 2012 seulement 3 arrêtés, cette saison, on en est déjà à quasiment 350 »

Le nombre d’arrêtés préfectoraux est en hausse depuis plusieurs années. Romain Marsily, directeur général de Nouvelle Énergie, témoigne : « En 2011-2012, trois arrêtés décidaient de l'interdiction de déplacement de supporters. (…) L’an dernier, il y en a eu quasiment 300. Cette saison, qui n’est pas terminée, on en est déjà à quasiment 350. »

Si ces chiffres existent, peu d’autres solutions que les interdictions de stade ont été trouvées. Romain Marsily donne une explication. Selon lui : « L'État est incapable de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la justice. Et donc, pour sanctionner les écarts d'une toute petite minorité, il décide de punir tout le monde, d'empêcher un père d'emmener son fils. C'est injuste et contraire à l'équité sportive. »

« L'État dans son impuissance devient autoritaire et c'est scandaleux »

Il poursuit : « C'est liberticide, parce qu'on attaque une liberté fondamentale, celle de se déplacer, et c'est dans la droite lignée de la folie administrative qu'il y avait eu au moment du Covid (…). C'est très symptomatique : cette question des interdictions de supporters est représentative d'une dérive liberticide et, surtout, d'une dérive de l'État dans son impuissance, qui devient autoritaire. C'est véritablement scandaleux. »

Michaël Darmon, journaliste, constate, lui, que les supporters sont « un échantillon de cette violence qui est désormais installée partout dans la société ».

Il explique qu’avant : « il y avait, par exemple, l'association des Minots de Marseille, organisée autour de l'OM, qui venait faire un travail social, un travail de structuration, avec des familles qui s'organisaient autour de leur vie de supporters. Manifestement, il y a eu une bascule aussi à ce niveau-là, mais cela raconte une bascule plus générale. (…) »

Retrouvez le replay de l'émission Mettez-vous d'accord juste ici

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