L'Iran a annoncé mercredi avoir visé des bases américaines du Golfe en représailles à des frappes de Washington contre des cibles iraniennes le long du détroit d'Ormuz, dans un nouvel embrasement régional après la destruction d'un hélicoptère américain attribuée à Téhéran.
Les Gardiens, armée idéologique iranienne, "ont visé et détruit quatre cibles majeures, notamment des groupes de chasseurs F-35 sur une base aérienne et le centre de commandement militaire américain" d'Azraq, en Jordanie, ainsi qu'une base américaine à Bahreïn, ont-ils indiqué dans un communiqué.
Le président américain Donald Trump avait pourtant assuré mardi matin être proche d'un "très, très bon accord" pour mettre fin aux hostilités ouvertes le 28 février, évoquant un délai de "deux à trois jours". Mais cet optimisme a été douché plus tard dans la journée.
"Des frappes d'autodéfense contre l'Iran"
L'armée américaine avait mené mardi deux séries de frappes contre l'Iran après qu'un de ses hélicoptères eut été abattu près du détroit d'Ormuz, où les médias iraniens ont rapporté des explosions.
"Des frappes d'autodéfense contre l'Iran" ont commencé à 21H00 GMT "sur ordre du commandant en chef", avait affirmé sur X le (Centcom), le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient. "La mission est une réponse proportionnée à une agression iranienne injustifiée".