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Françoise Degois :"Jospin ne s’est jamais remis de sa défaite de 2002"

Par La rédaction

OPINION SUD RADIO - Lionel Jospin est décédé à 88 ans. Françoise Degois est revenu sur les moments forts de la carrière de l'homme politique

L'ancien Premier ministre Lionel Jospin, est mort à 88 ans. Françoise Degois est revenu sur les moment forts de sa carrière.
Lionel Jospin, est mort à 88 ans. Françoise Degois est revenu sur les moment forts de sa carrière.

L'ancien Premier ministre Lionel Jospin, est mort à 88 ans. Il avait indiqué, en janvier, avoir subi "une opération sérieuse". Premier ministre de cohabitation entre 1997 et 2002, il marque la Ve République avant le séisme de 2002, lorsque la gauche est éliminée dès le premier tour de l’élection présidentielle au profit de Jean-Marie Le Pen. Dans La Verité en Face, Françoise Degois est revenu sur les moment forts de la carrière de l'homme politique.

Françoise Degois :"On savait qu'il était très très malade et qu'il n'en avait plus pour très longtemps. Lionel Jospin, c'est véritablement deux visages. C'est l'homme qui gagne de façon inespérée les législatives en 1997, après la dissolution totalement ratée de Jacques Chirac. Lionel Jospin, en 15 jours, fait campagne et amène, évidemment, le Parti Socialiste, les communistes et les verts à la victoire. Il devient Premier ministre avec un quinquennat qui se déroule de façon quasiment magique. C'est son quinquennat avant l'heure. C'est très dur dans sa relation avec Jacques Chirac, mais la réalité, c'est que, finalement, les socialistes avancent"

"En 2002, il se retire de la vie politique"

"Et puis, il y a cette présidentielle qui arrive. On a l'homme de la victoire en 97 et on a l'homme du 21 avril en 2002, avec le double traumatisme pour la gauche. Le candidat socialiste est éliminé par Jean-Marie Le Pen. Ça, c'est la première sidération. Et la seconde sidération, c'est que, dans la foulée, Lionel Jospin annonce qu'il se retire de la vie politique. Il y aura quand même un temps de latence qui sera extrêmement gênant, qu'on a oublié. Mais je vous rappelle que Lionel Jospin mettra deux jours avant de dire « j'appelle à voter Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen ». C'était un grand monsieur avec une sensibilité assez écorchée"

"Lionel Jospin a dompter les Verts"

"Lionel Jospin, je me souviens d'un voyage que nous avions fait au Japon, parce qu'on le suivait, et c'est lui qui avait dit lui-même « moi, vous savez, j'ai pas envie de rire, mais quand même je suis un austère qui se marre ». Un austère qui se marre, c'était vraiment sa définition. Il y avait quelque chose chez lui de raide comme la justice. Les mauvais côtés, c'était évidemment un tempérament assez colérique, assez intègre. Il ne s'est jamais remis de cette défaite de 2002, tant qu'il était persuadé que le match était gagné par avance"

"Lionel Jospin a réussi à dompter les Verts, parce que les Verts de l'époque, étaient de véritables Verts de gouvernement. C'est-à-dire que, quand il fait la gauche plurielle, cette invention-là formidable. Il arrive, par sa personnalité et par son autorité, surtout parce que je rappelle qu'il a été finaliste de la présidentielle en 1995, face à Jacques Chirac, il arrive par sa personnalité et par son autorité à faire tenir cette gauche plurielle ensemble"

Retrouvez l'interview complète de Françoise Degois juste ici

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