Climat : "J'ai souvent trouvé exagérées les annonces des climatologues"

Le climat est devenu l’auberge espagnole de tous les fantasmes. Pour en parler, Olivier Postel-Vinay, auteur de "Sapiens et le climat" aux éditions La Cité, était l’invité d’André Bercoff sur Sud Radio le mardi 13 décembre dans "Bercoff dans tous ses états".

Olivier Postel Vinay
Olivier Postel-Vinay, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Le climat est devenu l’auberge espagnole de tous les fantasmes. Les villes noyées, des dizaines de millions de migrants climatiques. Chacun y va de son cheval de bataille pour défendre la planète contre son réchauffement. Pour tenter d’y voir plus clair sur le climat, il suffit peut-être de se replonger sur son évolution, depuis des dizaines de milliers d’années.

Sapiens, premier réfugié du climat

"Je suis la question du climat depuis plusieurs années. Et j’ai souvent trouvé exagérées les annonces faites par les climatologues. Depuis une quinzaine d’années, je suis l’extraordinaire développement de la paléoclimatologie. Elle permet aujourd’hui de donner une grille de lecture des grands événements de l’histoire de l’homme et de la préhistoire au regard des changements climatiques du passé", explique Olivier Postel-Vinay sur Sud Radio.

Parmi elles, précise-t-il, "les sécheresses extraordinaires d’Afrique, il y a 150.000 ans, lorsque Sapiens y évoluait par petites bandes. Ce qui fait que les grands lacs africains se sont presque complètement asséchés. La disparition de 80% des réserves d’eau de l’Afrique. On a donc observé les premiers réfugiés climatiques de notre histoire. On les a retrouvés dans des grottes sud-africaines".

"Pas de corrélation claire entre les émissions de gaz à effet de serre et la hausse des températures"

En 28.000 ans, ajoute Olivier Postel-Vinay, pas moins de neuf périodes de réchauffement très significatives ont été observées. "Il faut imaginer neuf fois de suite l’Europe se recouvrant de forêts de chênes. Et repassant ensuite à la toundra et à la neige", explique-t-il. "Cela n’a absolument rien à voir avec ce que nous connaissons aujourd’hui du point de vue des variations thermiques", lance encore l’auteur de Sapiens et le climat aux éditions La Cité.

Dans la famille des sujets qui font peur aux gens, le climat arrive tout de suite après, ou avant, le Covid-19. "On vit le nez dans le guidon du présent. On ne cherche pas à relativiser ce qu’on vit en prenant une distance nécessaire, pleine de bon sens, qui consiste par exemple à regarder ce qui s’est passé avant", déplore Olivier Postel-Vinay. "Il y a la montée d’une idéologie que l’on retrouve dès les années 70 : la nature a un cancer et ce cancer, c’est l’homme", cite-t-il. "D’un point de vue scientifique, contrairement à ce que l’on dit, il n’y a pas de corrélation claire entre les émissions de gaz à effet de serre, et la hausse des températures", conclut-il. 

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

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