La révélation du quotidien Haaretz est un séisme dans "l’univers Netanyahu". Selon le quotidien israélien, le Premier ministre israélien aurait été contacté par le président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed (MBZ), fin septembre 2023. La raison de cet appel ? Une mise en garde : le Hamas prépare une attaque de grande ampleur contre Israël, comme l'avait déjà signalé la CIA plusieurs mois auparavant.
Malgré tout, Benjamin Netanyahu avait fait la sourde oreille et n'avait rien fait pour empêcher le massacre qui s'en était suivi. Pour mieux dérouler ensuite sa riposte et son plan de bataille contre Gaza.
Des excuses "pathétiques" pour se dédouaner
La communauté internationale avait des soupçons, les voici donc confirmés. Le média israélien s’appuie sur ces révélations dûment documentées. De nombreuses figures de l'opposition israélienne ne se sont pas fait prier pour étriller le Premier ministre. En réponse, le cabinet de Benjamin Netanyahu a lui, dénoncé un "mensonge total", allant jusqu’à nier l'existence d'un échange avec le responsable émirati. Des excuses "pathétiques" pour se dédouaner, se scandalise Gadi Eizennkot, principal opposant de Netanyahu.
"Il n'est pas apte à diriger"
Benjamin Netanyahu "porte une responsabilité personnelle et directe […] et ne peut pas continuer à exercer sa fonction une minute de plus", a souligné l'ancien Premier ministre Naftali Bennett sur X. Cette enquête a provoqué une avalanche de critiques. À l’approche des élections législatives ce 27 octobre 2026, la publication apparait comme une aubaine pour ses concurrents. Les critiques sur la gestion de crise du Premier ministre pleuvent déjà. "Netanyahu a reçu des dizaines d'avertissements pour le 7 octobre et il les a tous ignorés. Il n'est pas apte" à diriger, a dénoncé sur X, Gadi Eizenkot.
After Haaretz exposé • Eisenkot: Netanyahu 'led Israel blindly to disaster' despite Oct. 7 warning https://t.co/G3dlzq8ScE
— Haaretz.com (@haaretzcom) September 8, 2026
Un premier ministre symbole de fracture nationale
L’étau se resserre autour du dirigeant israélien. Une partie du camp adverse et de l’opinion publique estime que sa gestion de la crise plonge Israël dans l’instabilité, au lieu de l’en extirper. Une vision populaire qui fragilise un peu plus sa crédibilité comme chef de guerre. Les réformes judiciaires portées par sa coalition ont dores et déjà provoqué des protestations de masse. De quoi polariser encore davantage le pays. Benjamin Netanyahu devient un symbole de fracture nationale.
Benjamin Netanyahu, encore en poste grâce à la guerre
Si la guerre prend fin, difficile d'imaginer l'Israélien se maintenir au pouvoir. Utilisation délibérée de la famine, attaques contre la population civile, meurtres et persécutions : l'homme d'Etat est notamment poursuivi par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Benjamin Netanyahu est également accusé de corruption, fraude et abus de confiance dans plusieurs affaires examinées par la justice du pays.