L’info a fuité et elle ne plaît pas à tout le monde. Le budget 2027 pourrait contenir une taxation sur l’épargne salariale. La mesure concernerait plus de 13 millions de Français. Une partie des primes d'intéressement, de participation ou des abondements, serait alors imposée aux employeurs.
Matignon joue la prudence
Il joue au "ni oui ni non". Le gouvernement mène une double danse. Hier lundi 7 septembre, le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, a confirmé l’information : l’instauration de prélèvements sur l'épargne salariale est étudiée par le gouvernement. Mais quelques heures plus tard, et sûrement face aux critiques, Matignon tempère : "Ce qui a fuité est un document de travail, pas une décision du gouvernement."
L'épargne salariale menacée
En vigueur, la mesure aurait un impact concret sur les salariés et leur épargne. Mathieu Chauvin, spécialiste de l'épargne salariale, prévient au micro de Sud Radio : "Si vous les taxez davantage, les employeurs décideront de ne plus les verser. Donc ça va réduire le montant des primes versées aux salariés. [...] L'impact, ça va être un arbitrage fait par les entreprises sur beaucoup de sommes qui, dans tout ça, sont aujourd'hui facultatives."
Matignon saisit la justice
L’épargne salariale a atteint un record fin 2025 avec 230 milliards d'euros d’en-cours. Cette taxation sera donc lourde de conséquences. Matignon a saisi la justice après la fuite de travaux internes sur une possible taxation, assurant que le Premier ministre ne s'était "jamais prononcé en [sa] faveur".
Matignon demande à la justice de traquer les sources de journalistes en invoquant « la vie des affaires » et « les intérêts supérieurs de l'État » alors qu'il est question d'informations publiées sur l'élaboration... du budget de la nation. Insensé. © @fabricearfi pic.twitter.com/Jg8mhzJQsY
— Edwy Plenel (@edwyplenel) September 7, 2026