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Arnaud Gallais dénonce « les procédés détestables et hyper violents » des militants insoumis

TEMOIGNAGE SUD RADIO - Harcelé par des militants insoumis depuis plusieurs mois pour ne pas s'être exprimé sur Gaza, Arnaud Gallais (pdt de Mouv'Enfants) dénonce des raids numériques « hyper violents » au micro de Sud Radio et réaffirme son combat pour les droits des enfants.

Arnaud Gallais
Arnaud Gallais (AFP)

Victime depuis plusieurs mois de raids numériques haineux et menaçants de militants insoumis en raison de supposées positions « sionistes », Arnaud Gallais, président de l'association Mouv'Enfants et figure de la protection de l'enfance, a décidé de dire stop au micro de Sud Radio au lendemain d'une interview accordée à l'opinion.fr qui a relancé le déferlement de haine à son sujet. Avec cette phrase en particulier : « Je suis apartisan et je ne suis pas positionné sur Gaza. Avec les Insoumis c'est simple, soit vous êtes avec eux, soit vous êtes contre eux. » 

«  Moi, mon sujet, c'est le droit des enfants en France »

« Avant toute chose, explique-t-il au micro de Sud Radio, je souhaite préciser mon propos. Ce n'est pas que je ne me suis pas positionné sur Gaza : en réalité, j'ai dit à l'opinion que j'ai fait partie de ceux qui, le 7-octobre, ont dit que c'était inacceptable que des enfants et des femmes aient été massacrés en Israël. Et puis après, quand la guerre a commencé avec la riposte, j'ai appelé à la paix parce que là encore, on sait que ce sont des femmes et des enfants qui sont tués. C'est tout.

Après, je ne vais pas plus loin dans le sens où quand je dis que je ne prends pas position, c'est que je sais que cette histoire est complexe. La guerre a été ramenée ici avec une dangerosité sans nom, parce qu'il y a des raccourcis qui sont faits. Je ne veux donc pas me prononcer. Et désolé de le dire mais mon sujet, c'est aujourd'hui les droits des enfants en France. »

« Même l'extrême droit n'utilise pas ce type de procédés »

« Moi, ce qui m'interroge beaucoup, poursuit Arnaud Gallais, c'est de me dire qu'on a des personnes qui – soi-disant - luttent contre les violences mais qui sont eux-mêmes violents. Nous, on lutte contre l'extrême droite, par exemple, et même l'extrême droite n'utilise pas ce type de procédés. Moi, en tant que président et personne, je trouve ça insupportable. J'ai reçu des captures d'écran de groupes WhatsApp, je subis des raids numériques avec des personnes qui m'envoient des images générées par l'intelligence artificielle, avec des enfants notamment qui meurent de faim, etc. C'est quand même atroce ! »

« C'est inacceptable ! »

Parmi les autres types de pressions numériques qu'il subit, Arnaud Gallais raconte que « des militants LFIstes ont voulu m'imposer des publications que je devais poster sur mes réseaux, sous prétexte que j'étais vu, etc. Ce sont eux qui utilisent des procédés qui sont détestables et hyper violents. »

« De la part de gens qui disent vouloir lutter contre les violences... »

A bout, Arnaud Gallais confie avoir « fait deux tentatives de suicide en février dernier ». Et d'expliquer ce qu'il vit et ressent aujourd'hui très concrètement. « C'est d'une violence sans nom, c'est inacceptable en plus de la part de gens qui se gargarisent en disant lutter soi-disant contre les violences... mais qui utilisent eux-mêmes des méthodes d'une violence sans nom. Désolé, ça m'interroge. »

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