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" 50% de salariés en moins à partir de janvier !" : le SOS du BTP en Occitanie

Par Christine Bouillot et

REPORTAGE SUD RADIO - En ce début d'automne 2026, la Fédération régionale des travaux publics d'Occitanie lance un SOS. Les collectivités investissent peu, faute de budget fixe de l'Etat.

Le secteur BPT d'Occitanie lance un SOS : son activité chute en 2026, faute d'investissement des collectivités.
Le secteur BPT d'Occitanie lance un SOS : son activité chute en 2026, faute d'investissement des collectivités.

En ce début d'automne 2026, les professionnels du bâtiment alertent. La situation se dégrade, surtout en Occitanie. Une région où l'enjeu est de taille, avec 34 000 emplois et 2300 entreprises. Sur les 7 premiers mois de 2026, l'activité a chuté de 7,4% par rapport à la même période l'an dernier. Les nouvelles commandes s'effondrent avec -25% en volume.

Un projet de loi de finances qui bloque les subventions

« Notre problème majeur, c'est ce contexte national. Il y a une discussion en cours sur le PLF, le projet de loi de finances. Pendant ce temps, l'ensemble des collectivités locales avance à l'aveugle », constate Frédéric Charmasson. président de la Fédération régionale des travaux publics d'Occitanie, au micro de Sud Radio.

Problème ? « Les collectivités sont en attente de subvention d’État. Et aujourd'hui, elles bloquent les investissements. Et derrière, nous, on n'a plus de visibilité. »

Pas de budget, pas d'appels d'offres des collectivités

Ce manque de visibilité et de ressources n’est pas sans conséquences. Avec des budgets bloqués et un futur incertain, une baisse de la commande publique s’observe : -26 % des appels d’offres lancés par les collectivités sur les 8 premiers mois de l’année 2026. Les communes et intercommunalités freinent des quatre fers.

Et quand les mairies n'investissent plus, les répercussions sont immédiates sur le terrain. Les entreprises recourent au chômage partiel, prennent moins d’intérimaires et gèlent les recrutements.

En Occitanie, "notre activité dépend de la commande publique à 70%"

Les routes, les infrastructures se dégradent également. Près d'une route nationale sur cinq est en mauvais état. La France était première mondiale pour la qualité de ses routes en 2012, elle est 18ème en 2026.

Face à cette crise, la fédération a décidé d'interpeller les élus locaux. La lettre, envoyée aux maires et intercommunalités, expose leur crainte. « Nous sommes des PME, des filiales de groupe, des entreprises locales, avec de la main-d'œuvre locale : notre activité dépend de la commande publique, à 70%. »

Moins de salariés BTP, plus de routes dégrâdées

Un arrêt de la commande publique sonnerait le début de la fin de l’ensemble de leurs entreprises. « Je pense qu'à partir de janvier, nous auront 50% de nos salariés dans la cour. Et ça, ce n’est pas acceptable. C'est 50% de salariés potentiellement en moins à partir de janvier. »

Baisse d’activité, fermeture d’entreprises et licenciement : « La conséquence ? Une dégradation des infrastructures. S’il n’y a personne pour solidifier, reconstruire, remettre en état, le réseau routier national se dégrade, les routes départementales... »

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