Qualité des raisins, rendements et défis climatiques : quatre vignerons ont dressé le bilan de cette récolte 2026 historique, au micro de Philippe David dans Les Vraies Voix écoutent la France sur Sud Radio.
Une récolte exceptionnelle malgré les fortes chaleurs
« C'est un millésime de légende pour le Languedoc », se réjouit Gérard Bertrand, vigneron dans le sud de la France. Même enthousiasme dans la vallée du Rhône, où Philippe Pellaton, président d'Inter Rhône, évoque une belle récolte et des rendements revenus à la normale.
Pourtant, les viticulteurs ont traversé l'été avec inquiétude. « La peur au ventre que nous avons eue tout l'été pouvait laisser présager quelque chose de plus compliqué », confie Philippe Pellaton. Les pluies du mois d'août ont finalement permis aux vignes de mieux résister à la chaleur.
Toutes les régions n'ont cependant pas été épargnées. Dans le Blayais, en Gironde, Éric Billière a perdu près de 80 % de sa propriété à la suite d'un violent orage de grêle en juillet. Il a dû augmenter ses prix de deux euros par bouteille pour compenser une partie des pertes.
Le changement climatique reste une menace
Malgré ce bilan encourageant, les professionnels alertent sur les conséquences du réchauffement climatique. « On est toujours sur le fil du rasoir », prévient Gérard Bertrand, qui appelle à développer des solutions de stockage de l'eau pour anticiper les prochaines sécheresses.
Les pratiques évoluent également. Les vendanges commencent désormais dès la mi-août dans certains vignobles, contre mi à fin septembre auparavant. Face à ces changements, les viticulteurs adaptent leurs méthodes de production, notamment en développant la biodynamie et une gestion plus raisonnée de l'eau.
Une récolte 2026 prometteuse donc, mais qui ne fait pas oublier les défis auxquels la viticulture française devra faire face dans les prochaines années.
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