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33 brebis et agneaux volés près de Montpellier ! L'éleveur "en colère et écoeuré"

ENTRETIEN SUD RADIO – Dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai, 35 brebis et agneaux ont été volés dans une exploitation située à Saint-Gély-du-Fesc. L'éleveur exprime sa "colère" et son "dégoût".

brebis Lot
Dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai, 35 brebis et agneaux ont été volés dans une exploitation située à Saint-Gély-du-Fesc.

33 brebis et agneaux ont été volés à Saint-Gély-du-Fesc, au nord de Montpellier, dans une exploitation d'élevage transhumant. Les animaux, parmi lesquels 18 brebis reproductrices et les "leaders" du troupeau, ont disparu après le saccage de clôtures et de matériel répartis sur plusieurs parcelles. L'éleveur, Nicolas Duvergé, se dit "écœuré" et évoque des pertes lourdes pour son exploitation au micro de Sud Radio. Une enquête est en cours pour retrouver les auteurs du vol.

"Ils avaient préparé leur coup"

Le week-end dernier, on vous a volé 33 de vos bêtes, des brebis ainsi que des agneaux. Cela s'est passé en pleine nuit, pendant que vous dormiez ?

"Oui, c'est exactement ça. Je suis passé aux alentours de 22h45, la veille. Tout allait bien et à 6h du matin, quand je suis repassé au troupeau, j'ai constaté les dégâts."

Comment s'y sont pris ces voleurs ? Parce qu'on parle tout de même d’une trentaine de bêtes. J'imagine qu'ils avaient très bien organisé leur coup ?

"Oui, ils sont venus avec du matériel, notamment des barrières de chantier. Ils ont aménagé un couloir et je pense qu'ils avaient aussi un chien, car d'autres brebis ont été légèrement blessées. Les chiens ont poussé les brebis dans ce couloir afin de les faire monter dans un ou plusieurs camions. Ces gens savaient très bien ce qu'ils faisaient. Ils ne sont pas venus au hasard : ils avaient préparé leur coup."

"Je pense qu'ils avaient un chien"

Quand on est éleveur, j'imagine qu'on est forcément très attaché à ses bêtes. Comment avez-vous réagi, le matin, en constatant qu'il vous en manquait une trentaine ?

"Il y avait surtout de la colère. Après, un peu de dégoût aussi, parce que dans un troupeau, il y a souvent des meneuses, celles qui avancent les premières. Aujourd'hui, le troupeau est plus difficile à conduire, car il manque les brebis de tête".

"Il est difficile de penser qu'elles soient encore vivantes"

Vous avez porté plainte. Il y a une enquête qui a été ouverte. Est-ce que vous espérez retrouver ces bêtes ?

"Oui, l'enquête avance bien. Les gendarmes me tiennent informé. Les retrouver… j'ai peur que, malheureusement, si on les retrouve, ce ne soit pas dans l'état dans lequel j'aimerais les retrouver. Plus l'enquête avance, plus il est difficile de penser qu'elles soient encore vivantes."

"L'enquête avance très bien"

Les gendarmes ont tout de même des pistes aujourd'hui ?

"Oui, l'enquête avance très bien. Ils savent où ont atterri les brebis. Ils sont en train de mettre la pression. On en sait un peu plus aussi sur le profil des voleurs. Pour l'instant, ils veulent que cela reste encore secret jusqu'à samedi. Mais oui, l'enquête avance dans les bonnes conditions."

Avez-vous prévu de renforcer la sécurité autour de vos brebis et de vos agneaux ?

"Oui, bien sûr. Je vais essayer de remettre des chaînes de protection. Mais nous sommes vraiment en zone périurbaine, très près de Montpellier. Ce n'est pas évident avec les promeneurs. Chez nous, les gens aimaient venir voir, avec leurs enfants, les petits troupeaux et les agneaux. Avec une chaîne de protection, c'est très compliqué. Mais là, il n'y a pas le choix. Les élus locaux m'ont parlé de caméras avec intelligence artificielle. On va regarder tout ça de plus près."

"On vit dans un monde bizarre"

D'ailleurs, vous n'êtes pas le seul. Les vols sont de plus en plus réguliers chez les agriculteurs. Je pense notamment, en ce moment, à l'envolée des prix des carburants, avec le vol de carburant et de GNR. On a aussi des vols de récoltes. Quelle est la solution ?

"C'est fou de se dire qu'on en est là. On voit ça, pas seulement dans le monde agricole, malheureusement, mais aussi dans les magasins. Même pour la victoire d'un match de foot, on est capable de casser des vitrines, de tout dégrader. On vit dans un monde un peu bizarre."

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