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28 000 cas de refus d’obtempérer : « Ils nous foncent délibérément dessus » déplore la police

Par Elliott Léonard

REPORTAGE SUD RADIO - Vendredi dernier, un homme a délibérément renversé deux gendarmes lors d’un refus d’obtempérer. Cet après-midi, il comparaît devant le tribunal de Digne-les-Bains. Cette scène, qui s’est déroulée près de Forcalquier, dans les Alpes-de-Haute-Provence, est loin d’être isolée.

(Photo by Romain Longieras / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Le chauffeur qui avait blessé deux gendarmes près de Forcalquier comparaît aujourd’hui devant le tribunal de Digne-les-Bains. Ce refus d’obtempérer n’est pas un acte isolé. En France, près de 28 000 cas ont été recensés l'an passé, ce qui témoigne d’une hausse de 11 % par rapport à l’année précédente.

« Des individus qui sont prêts à tout pour fuir le contrôle des services de police »

La moto de l’un des deux gendarmes renversés n’est plus qu’une épave, comme le montre la photo publiée par le maire du village des Alpes, David Gehant. 

(Instagram : @d_gehant)

(Instagram : @d_gehant)

« Évidemment qu’on a des individus qui sont prêts à tout pour fuir le contrôle des services de police, assure le porte-parole de l’UNSA Police, Rudy Mana, au micro de Sud Radio. Donc ils nous foncent délibérément dessus, mais sans aucun remord. »

Il poursuit sur l’impunité avec laquelle se déroulent de tels actes : « Peu importe s’il y a un dommage grave, s’il y a une blessure grave, s’il y a un décès. Il y en a aussi qui le font parce qu’ils ont envie de s’amuser avec les services de police ou de gendarmerie. Et c’est pour ça qu’on a une recrudescence massive », dévoile-t-il.

« La pression juridique s’exerce sur les épaules des policiers et gendarmes »

« Il faut savoir que vous avez des policiers, des gendarmes qui ont perdu la vie parce qu’ils ont hésité à utiliser leur arme de service, déplore Bruno Bartoccetti, secrétaire du syndicat Unité pour la zone Sud. Tout simplement parce que la pression juridique s’exerce sur les épaules des policiers et gendarmes, et beaucoup moins sur ces chauffards, sur ces meurtriers. »

La loi prévoit pourtant deux ans de prison et 15 000 euros d’amende pour ce type de délits. Malgré ces peines, Bruno Bartoccetti pense que « la sanction doit être dissuasive, elle doit être sévère ». Sûrement plus qu’aujourd’hui.

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