C'est la bonne nouvelle du jour. Les installations de médecins généralistes sont en forte progression en France, a estimé hier l'Assurance maladie. Plus de 32 % de médecins en 2025 par rapport à 2024, après 6 ans de baisse. Franck Devulder, président de la Confédération des syndicats médicaux français, a répondu à la question : A-t-on trouvé le remède aux déserts médicaux ?
La réponse a été trouvée « en partie, mais ça fait très longtemps qu'on le dit. Les médecins et les Français ne sont pas responsables des politiques publiques qui ont conduit à un numerus clausus excessif, ne renouvelant pas les générations de médecins », dévoile Franck Devulder.
La fin du numerus clausus à l’origine de cette hausse
Le numerus clausus est une règle qui fixe un nombre maximum de personnes autorisées à accéder à une formation ou à une profession. Et pendant longtemps, il a limité le nombre d'étudiants pouvant poursuivre des études de médecine après la première année. Il a pris fin en 2020 en France.
Mais malgré la fin du numerus clausus, « il faut 12 ans pour former un médecin », déplore-t-il avant d’expliquer cette hausse. Selon lui : « Cette augmentation, c'est le fruit d'une augmentation de la taille des promotions de médecins que l'on forme. On forme plus de médecins, et donc c'est la solution, mais ça demande du temps. »